BFM Business

Deux syndicats de taxis veulent bloquer Paris et l'Euro 2016

Les taxis se réuniront demain à la porte Maillot dès 5 heures trente puis bloqueront l’un des accès qui mènent à Paris.

Les taxis se réuniront demain à la porte Maillot dès 5 heures trente puis bloqueront l’un des accès qui mènent à Paris. - Geoffroy Van Der Hasselt - AFP

"Les taxis promettaient d’intervenir pendant l’Euro 2016. Ils tiennent parole. Deux fédérations franciliennes appellent leurs adhérents à bloquer plusieurs accès routiers à la capitale à compter de ce mardi à l'aube."

"On en a marre. Notre chiffre d’affaires baisse de jour en jour, et ça fait maintenant 17 mois que la loi Thévenoud n’est pas appliquée, c’est de l’enfumage!" Pour Marc Ghis, ex-président de la Fédération des taxis indépendants d'Île-de-France (FTI), la situation n’est plus tenable. Comme l'a révélé FranceTV Infos, la FTI et le Syndicat de défense des chauffeurs de taxis parisiens (SDCTP) ont décidé de réagir en appelant leurs adhérents à un mouvement de blocage à compter de ce mardi 14 juin.

Ces deux organisations s’élèvent contre les VTC en général et Uber en particulier, mais aussi contre la loi Travail. "Demain, nous rejoindrons le mouvement de blocage national" explique la fédération des taxis désormais présidée par Ahmed Senbel.

"Monsieur Macron, ça suffit, on en a marre!"

Les taxis se réuniront ce mardi matin à la porte Maillot dès 5 heures et demi pour décider des accès à bloquer. Le responsable n’en dit pas plus, mais promet de bloquer chaque jour un endroit différent. "S’il le faut, on mettra deux cents taxis à chaque entrée du périphérique pour empêcher d’entrer ou de sortir de la capitale."

L'objectif est clair. Il s'agit de mettre la pression sur Laurent Grandguillaume, nommé médiateur dans le conflit taxis/VTC. Ce dernier a bien mis en place des groupes de travail représentatif pour tenter de sortir de la crise, mais pour Marc Ghis, le temps n’est plus à la discussion. "Il faut dire à Monsieur Macron que ça suffit. On paye 76% de charges quand les VTC se plaignent de verser 20% à Uber. On n’est pas sur la même ligne de départ."

Combien de temps durera ce blocage? La FNTI n'avance aucun objectif, se contentant d'affirmer que le mouvement ira jusqu’au bout: "Quitte à crever, on le fera en fanfare parce qu’on n'a rien à perdre." Le message est clair.

Pascal Samama