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Coronavirus: "pas de rupture d'approvisionnement" pour le moment, assure le patron de Valeo

Alors que la ville de Wuhan, épicentre de l'épidémie, est considérée comme le centre industriel de l'automobile en Chine, le patron de l'équipementier français se veut rassurant. "On fait un énorme travail pour veiller à ce que l'ensemble de nos clients en dehors de Chine soient fournis" explique Jacques Aschenbroich sur BFM Business.

La Chine continue de tourner au ralenti mais, doucement, les activités reprennent, notamment pour le secteur de l'automobile. C'est le cas de Valeo, équipementier français, qui possède une trentaine d'usines dans le pays, dont deux à Wuhan, foyer de l'épidémie du coronavirus. "Depuis le 10 février, on a le droit de redémarrer un certain nombre d’usines. On a redémarré toutes nos usines qui sont en dehors de la ville de Wuhan" explique Jacques Aschenbroich, patron du groupe Valeo, invité ce lundi dans l'émission "12H, L'heure H" sur BFM Business.

"Il était surtout important de savoir ce que notre réseau de fournisseurs était capable de faire" poursuit-il. "Et tous nos fournisseurs maintenant sont revenus au travail, sauf ceux bien sûr qui sont autour de Wuhan." A l'échelle du pays, la reprise s'est donc faite à un niveau réduit "de l’ordre de 30%, 40%" souligne le dirigeant. Mais "ce qu’on a réussi à ouvrir représente à peu près 80% de notre chiffre d’affaires en Chine." Et le bouclage de Wuhan a un impact encore limité, assure-t-il. "Le nombre de fournisseurs qui, pour nous, sont fermés aujourd’hui à Wuhan, c’est de l’ordre de 14 donc ce n’est pas tant que ça".

"Enorme résilience"

De façon générale, "il y a une énorme résilience de la part de la supply chain" indique-t-il, prenant ainsi l’exemple de l’impact limité, sur le plan de la fourniture, de la catastrophe de Fukushima en 2011. "Pour l'instant, la composante qui est perturbée, c'est le marché local, qui est arrêté depuis plusieurs semaines" résume ainsi Jacques Aschenbroich.

"On fait un énorme travail aujourd'hui pour veiller à ce que l'ensemble de nos clients en dehors de Chine soient fournis, soit par nos fournisseurs, soit par nous-même" poursuit-il. "Et pour l'instant, on arrive plutôt bien à faire en sorte qu'il n'y ait pas de rupture d'approvisionnement de nos clients".
Thomas Leroy