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Coronavirus: les conducteurs de bus de Seine-et-Marne exercent leur droit de retrait après la mort d'un collègue

Un bus en Île-de-France.

Un bus en Île-de-France. - Ludovic MARIN / AFP

Ils estiment que l'entreprise STBC, filiale de Transdev, n'assure pas suffisamment leur protection face à la crise sanitaire.

Les chauffeurs de bus de la société STBC, en Seine-et-Marne, sont très affectés. Après la mort vendredi d'un de leurs collègues, des suites du coronavirus, ils ont décidé d'exercer leur droit de retrait, rapporte Le Parisien

"Ils sont traumatisés", explique au journal régional Jeamel Chaibi, du syndicat Solidaires transports. Leur collègue avait 57 ans, un de moins qu'un autre conducteur de bus de cette filiale de Transdev, plongé dans un coma artificiel, lui aussi atteint par le virus.

Absence de masques

Conséquence de ce droit de retrait, aucun des services prévus samedi et ce dimanche n'a été maintenu. Pour l'heure, la centaine de salariés de l'entreprise et le syndicat n'ont "pas encore décidé" s'ils reprendraient le travail lundi, explique Jeamel Chaibi.

Les conducteurs de bus estiment ne pas avoir été entendus par l'entreprise au sujet des mesures sanitaires. Le syndicaliste explique avoir dû lui-même établir des lignes de démarcation dans les bus pour éviter les contacts entre le chauffeur et les clients. La montée à l'arrière des véhicules et l'arrêt des ventes de tickets, "ça n'a jamais été validé par Transdev", poursuit-il.

Si les bus de la société STBC sont aujourd'hui désinfectés régulièrement et les conducteurs munis de gel hydroalcoolique et de gants jetables, ces derniers ne sont pas approvisionnés en masques.

Florian Bouhot