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CDG Express: Anne Hidalgo demande à son tour la suspension de la ligne entre Paris et Roissy

Le CDG Express doit relier Paris à l'aéroport de Roissy en 20 minutes.

Le CDG Express doit relier Paris à l'aéroport de Roissy en 20 minutes. - JOEL SAGET / AFP

La maire de Paris ainsi que le président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis demandent la suspension du chantier du CDG Express, au lendemain d'un appel similaire lancé par Valérie Pécresse.

A leur tour Anne Hidalgo et Stéphane Troussel demandent la suspension du CDG Express. La maire de Paris, Anne Hidalgo, et le président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis ont demandé jeudi la suspension des travaux du futur train rapide CDG Express (Paris Est-Roissy Charles-de-Gaulle), au lendemain d'un appel similaire lancé par Île-de-France Mobilités (ex-STIF).

Le CDG Express doit relier à partir du 1er janvier 2024 la gare de l'Est, dans le centre de Paris, au terminal 2 de l'aéroport de Roissy. Le trajet, long de 32 kilomètres, doit durer vingt minutes et coûter 24 euros.

Quel impact sur les autres lignes?

Le nouveau train direct sera en concurrence avec le RER B, bien moins cher mais long et souvent bondé, qui conduit à la gare du Nord puis traverse tout Paris, et - à partir de 2030 si tout va bien - avec la ligne 17 du futur métro du Grand Paris.

"L'amélioration de la liaison de Paris à ses aéroports est un enjeu pour l'attractivité de la métropole parisienne, mais elle ne peut se faire au détriment des lignes utilisées quotidiennement par les habitants de la région parisienne", estiment Anne Hidalgo et Stéphane Troussel.

Selon eux, "pendant la phase travaux prévue de 2019 à 2024, le CDG Express va impacter l'infrastructure empruntée par les lignes RER B, RER D et le Transilien K ainsi que les lignes P et E lors de l'adaptation de la gare de l'Est".

"Des impacts sont aussi anticipés après l'ouverture du CDG Express. La ponctualité des lignes K et H pourrait être affectée. Le RER E sera également impacté par la réorientation des trains vers la gare de l'Est. La capacité d'accueil sera alors réduite par le CDG Express", poursuivent-ils.

Pécresse demande des garanties à l'Etat

Mercredi, Île-de-France Mobilités, l'ex-syndicat des transports d'Île-de-France, présidée par Valérie Pécresse (LR), avait indiqué souhaiter obtenir des "garanties sur l'absence d'impact sur les voyageurs du quotidien".

"Même si les bénéfices du CDG Express pour l'attractivité de notre région sont réels, les travaux générés par ce projet dans son calendrier actuel pourraient durablement détériorer la vie quotidienne de millions de Français", s'était inquiétée la présidente de région.

Pour Anne Hidalgo et le patron du 93, "rien ne vient démontrer aujourd'hui que le CDG Express contribuerait significativement" à l'attractivité des territoires et "toutes les alternatives doivent donc être mises aujourd'hui sur la table pour éviter que le CDG express ne devienne, dès son inauguration, une liaison obsolète et néfaste pour les transports du quotidien".

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Anne Hidalgo

C. B. avec AFP