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Boeing fait plier ses ouvriers

La construction du 777x de Boeing reste dans sa région historique

La construction du 777x de Boeing reste dans sa région historique - -

Boeing menaçait de délocaliser la construction de son 777X si ses ouvriers de l'Etat de Washington n'acceptaient pas un changement leur régime de retraite. Samedi 4 janvier, un accord a finalement été trouvé.

Un véritable bras de fer syndical a eu lieu chez Boeing. Et la direction a gagné. Le constructeur aéronautique américain a annoncé, samedi 4 janvier, avoir trouvé un accord avec les syndicats sur l'assemblage du futur gros porteur 777X dans l'Etat de Washington, à l'ouest des Etats-Unis, le siège historique de la compagnie.

Cet accord, conclu à l'issue de mois de négociations, écarte définitivement la menace agitée par Boeing de chercher d'autres sites pour la construction de son nouveau long-courrier qui affiche un carnet de commandes déjà bien rempli.

Les employés de l'avionneur ont approuvé de justesse (à 51% des voix contre 49%) le compromis proposé par la direction qui garantit notamment l'assemblage du 777X au siège historique de Puget Sound en contrepartie de la fin de leur système actuel de retraites.

Les grands groupes américains, qui n'arrivent plus à payer la retraite de leurs salariés, veulent troquer les pensions garanties contre un dispositif – moins favorable – dépendant des fluctuations des marchés financiers.

Plus généralement, cet accord étend de huit ans le partenariat d'entreprise dans cette région qui devait s'achever en 2016.

Avenir de Boeing "radieux"

"Pour des décennies à venir, la région toute entière va bénéficier des innovations économiques et technologiques qui accompagneront la production du 777X", a estimé Tom Buffenbarger, le président du Syndicat international des machinistes et des ouvriers de l'aérospatiale (IAM) dans un communiqué.

De son côté, Boeing s'est aussi réjoui de cet accord, assurant dans un communiqué que l'avenir de la compagnie dans la région de Puget Sound n'avait jamais été "si radieux".

Mi-novembre, après le rejet de sa proposition par les ouvriers, l'avionneur américain avait exprimé sa déception et menacé de faire appel à des prestataires ou de relocaliser son activité dans d'autres régions des Etats-Unis.

Diane Lacaze & AFP