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Avec ce nouveau siège d'avion, vous voyagerez presque debout

Le Skyrider 2.0 de l'entreprise italienne Aviointeriors pourrait d'ici quelques années devenir le siège d'avion préféré des compagnies low cost. Ses avantages? Il est plus léger, moins cher, et surtout il permet de mettre 20% de passagers en plus dans un avion.

Seriez-vous prêt à voyager à califourchon, pour payer moins cher? La société italienne Aviointeriors a présenté la semaine dernière au salon Aircraft Interiors Expo de Hambourg (Allemagne) un siège d’avion d’un tout nouveau genre.

Le Skyrider 2.0 , ressemble un peu à la selle d’un scooter. Les passagers y prennent place, règlent la hauteur du siège pour avoir les pieds bien posés sur le plancher et s’attachent grâce à une ceinture de sécurité trois points. Cette position permet de réduire sensiblement la distance entre chaque rangée de sièges. Dans un Airbus A320 qui peut transporter 180 passagers, il est possible d’en mettre 34 de plus...

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- © Aviointeriors

Pour les compagnies aériennes, c’est un vrai bonus: elles peuvent envisagé de transporter autour de 20% de passagers supplémentaires par avion. Et pour elles, les bénéfices ne s’arrêtent pas là. Ces sièges coûteront “50% moins cher que des sièges classiques”, explique à BFM Business Ermanno De Vecchi, le PDG de l’entreprise Aviointeriors. Autre avantage, les Skyrider 2.0 sont également deux fois plus légers que des sièges ordinaires, permettant aux compagnies de réaliser des économies de kerosène non négligeables. Ces sièges doivent encore être homologués. “Ce sera le cas dans un an”, explique le PDG.

Et pour les passagers?

Principal argument des compagnies prêtes à vous faire voyager dans ces conditions: le coût, puisque grâce aux économies réalisées elles pourront proposer à leur clients des billets moins cher. Michael O'Leary, le célèbre patron de Ryanair, a déjà demandé à ses passagers s’ils étaient prêts à voyager plus serrés. 40% ont répondu oui, si les prix des billet sont réduits de moitié.

De son côté, le fabricant de ces sièges assure que pour un vol de moins d’une heure et demi, le confort est correct. "Ces sièges s‘adressent aux compagnies low cost. Et encore, uniquement en Asie et en Europe car aux Etats-Unis la morphologie moyenne des passagers n’est pas compatible avec un espace aussi réduit", argumente le PDG de l’enteprise. Selon lui, plusieurs compagnies Low Cost auraient déjà montré des sérieuses marques d’intérêt, certaines songeant à créer une nouvelle classe du type super eco au sein de leurs avions. 

Pierre Kupferman, avec Anne-Katell Mousset