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Autoroutes: les privatisations n'ont pas fait exploser les tarifs, assure Vinci

Invité sur le plateau de Good Morning Business, Nicolas Notebaert, Directeur général de Vinci Concessions et président de Vinci Airports, est revenu sur les critiques récurrentes faites aux sociétés d'autoroutes.

C'est un sujet assez sensible pour l'opinion publique : le tarif des péages autoroutiers. Il fait tellement grincer des dents que le débat sur la renationalisation des autoroutes françaises revient régulièrement sur la table. Le 1er février dernier, les sociétés d’autoroutes ont encore relevé leurs tarifs.

De là à penser que la privatisation entraine forcément une hausse des prix pour l'usager ? "Ce n'est pas la réalité" tranche Nicolas Notebaert, Directeur général de Vinci Concessions et président de Vinci Airports, sur le plateau de Good Morning Business. "La réalité, c'est que, en général, les concessions sont établies pour des dizaines d'années avec une formule tarifaire, qui est déterminée par les gouvernements, et après qu'on applique. En l'occurrence, en France, la croissance des tarifs était plutôt plus faible, après l'arrivée du secteur privé dans certaines sociétés, qu'avant."

"Ça marche !"

N'en déplaise aux critiques. "C'est la réalité, c'est cela qui compte" poursuit-il. "L'autre réalité, c'est que le modèle de la concession, c'est-à-dire d'utiliser des capitaux privés, de l'argent d'entreprises, en particulier du groupe Vinci, pour accélérer le développement des infrastructures, ça marche !"

Vinci est présent ainsi dans le monde entier avec un véritable savoir-faire, plaide Nicolas Notebaert. "Dans quelques semaines, en Russie, on terminera pour la première fois [une autoroute, ndlr] entre Moscou et Saint-Pétersbourg, les deux capitales historiques. Aux Etats-Unis, la collecte du péage en Californie et au Texas, deux grands Etats, nous est confiée, en tant que groupe français pour faciliter et améliorer les choses. Donc si des pays aussi différents nous font confiance pour développer leurs infrastructures, c'est que cela fonctionne."

Thomas LEROY