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Attaqué par un concurrent, Euromaster doit retirer sa publicité comparative

Dans sa  campagne publicitaire comparative, Euromaster affirmait être reconnue comme "l’enseigne la moins chère en France en moyenne". Le tribunal en a jugé autrement.

Dans sa campagne publicitaire comparative, Euromaster affirmait être reconnue comme "l’enseigne la moins chère en France en moyenne". Le tribunal en a jugé autrement. - Euromaster

Se prétendant l'enseigne la moins chère pour les révisions, Euromaster n'aurait pas été objectif dans ses comparaisons de tarifs. Sa campagne publicitaire a été jugée illicite par la justice, qui avait été saisie par Feu Vert.

La publicité comparative est légale mais elle suppose des comparaisons de prix irréprochables. Euromaster vient de l'apprendre à ses dépens. L'enseigne spécialisée dans l'entretien de voitures a été condamnée par le tribunal de commerce de Lyon qui a interdit sa campagne de publicité comparative sur les révisions automobiles, jugée illicite.

Selon le site legalis.net, ce tribunal a donné raison à son concurrent Feu Vert. "Dans le support publicitaire, la comparaison n’est pas objective car les allégations, indications ou présentations pratiquées par la société Euromaster relatives aux prix pratiqués, sont fausses et de nature à induire en erreur le consommateur" estime la justice. Le tribunal a donc ordonné la cessation immédiate de la publicité comparative intitulée "Révision au meilleur prix-Euromaster reconnue enseigne la moins chère en France en moyenne" dans tous les médias.

L'écart de prix bien était plus petit que celui présenté

L'enseigne (filiale du groupe Michelin) avait sa lancé cette campagne en argumentant avoir constaté, étude Ipsos à l'appui, un écart de prix de 41 euros en sa faveur pour des prestations identiques, quelle que soit la région.

Ayant obtenu communication de cette étude, Feu Vert a constaté que l'écart l’écart de prix était en fait de 0,95 euros en faveur d'Euromaster et non de 41 euros comme affiché par la publicité comparative.

"En cherchant à faire passer un message selon lequel l’ensemble de ses concurrents est à un niveau de prix supérieur de 41,00 euros aux prix par elle pratiqués pour des prestations identiques, la société Euromaster induit en erreur les consommateurs et altère leurs comportements" a estimé le jugement. Une publicité comparative "n'est licite que s'il est n'est pas trompeuse ou de nature à induire en erreur" a rappelé le tribunal qui a condamné Euromaster à la somme de 5.000 euros. Dura lex, sed lex.

Frédéric Bergé