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Air France: un projet d'accord sur Transavia a été trouvé

Le développement de Transavia avait été à l'origine du mouvement de grève qui a secoué Air France en septembre.

Le développement de Transavia avait été à l'origine du mouvement de grève qui a secoué Air France en septembre. - Philippe Huguen - AFP

Aussi bien la direction du groupe que les syndicats ont indiqué, ce jeudi 16 octobre, qu'un projet d'accord sur les conditions de travail chez Transavia France est désormais sur la table. Du coup l'action de l'entreprise prenait près de 5%  à la Bourse de Paris.

La fin d'un long feuilleton semble proche. Ce jeudi 16 octobre, la direction et les syndicats d'Air France ont indiqué avoir trouvé "un projet d'accord" sur les conditions de travail chez Transavia France, la filiale low-cost de la compagnie aérienne à l'origine de la grève de septembre dernier.

Selon la direction, ce texte sera présenté vendredi au conseil du SNPL Air France Alpa, le syndicat des pilotes majoritaires chez Air France, avant d'être "soumis à référendum" pour la mi-novembre. Le SNPL de Transavia sera également associé aux discussions.

Cette annonce a littéralement dopé le cours de l'action Air France-KLM, qui s'est envolé de plus de 5%, à la Bourse de Paris.

Une augmentation de la flotte de Transavia

Selon les informations de BFM Business, le projet prévoit que la flotte d'avions de Transavia soit étendue "au-delà de la limite actuelle" de 14 avions dès l'été 2015. Ce afin "d'accélérer le développement du groupe sur le marché loisirs low-cost en forte croissance".

Concernant les conditions de travail, il est prévu que les pilotes d'Air France affectés à Transavia disposent de deux contrats coexistants, l'un émanant de Transavia, l'autre d'Air France.

L'aval des pilotes du groupe

Par ailleurs, toute évolution future des conditions de travail de Transavia France devra recueillir l'accord à la fois l'aval du SNPL Air France Alpa ainsi que celui du SNPL de Transavia.

Air France estime que cette solution permettra le développement rapide de Transavia France et "une plus forte création de valeur au bénéfice de ses clients et de ses personnels".

La volonté d'Air France de développer sa filiale low cost inquiétait les pilotes qui redoutaient un "dumping social" sur l'ensemble de l'entreprise. Leur mouvement de grève, en septembre dernier, avait duré 14 jours et coûté 500 millions d'euros à Air France.

Cette grève avait également impacté les gestionnaires d'aéroports. Mercredi, Aéroports de Paris avait ainsi annoncé un recul de 10% de son trafic au mois de septembre, en raison de ce mouvement. 

J.M. avec BFM Business