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Télétravail et enfants: l'activité partielle est possible si la situation n'est pas gérable

L'impossibilité de télétravailler afin de s'occuper de ses enfants n'est pas la seule raison pour être placé en activité partielle.

L'impossibilité de télétravailler afin de s'occuper de ses enfants n'est pas la seule raison pour être placé en activité partielle. - Linday Reul- Flickr-CC

L'impossibilité de télétravailler afin de s'occuper de ses enfants n'est pas la seule raison pour être placé en activité partielle.

On le sait, le gouvernement a mis en place des dispositifs pour les parents qui doivent travailler et garder leurs enfants dont les écoles sont fermés pour trois semaines au moins. Le principal est la possibilité de bénéficier de l'activité partielle.

Pour y accéder, les deux parents doivent être dans l'incapacité de télétravailler et doivent présenter à l'employeur une attestation sur l'honneur d'un des deux parents assurant qu'il est le seul à demander à bénéficier d'un arrêt de travail pour les jours concernés.

Mais pour les parents en télétravail qui ont un ou plusieurs enfants à la maison, il est également possible d'accéder à l'activité partielle. Comme l'a confirmé Elisabeth Borne, la ministre du Travail: "un salarié en télétravail peut demander à être placé en activité partielle si la garde de son ou ses enfants l'empêche de poursuivre son activité normalement".

Comment ça marche? Le salarié doit en faire la demande à son manager et expliquer que le télétravail n'est pas gérable compte tenu de ses missions et de l'attention qu'il doit porter à son enfant, nous explique le cabinet de la ministre.

La direction du salarié peut toujours refuser. Mais "chacun doit faire preuve de bon sens", explique le ministère qui souligne que refuser une telle demande c'est prendre le risque d'avoir un salarié moins efficace.

D'autant plus que "le reste à charge sera de zéro pour l'employeur" souligne le ministère du Travail, l'Etat prenant en charge les 16% du salaire net non indemnisés par l'activité partielle.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business