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Six mois avec sursis requis contre 2 anciens dirigeants de Molex

Six mois de prison avec sursis ont été requis mardi contre deux anciens dirigeants de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn pour entrave au bon fonctionnement du comité d'entreprise. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé

Six mois de prison avec sursis ont été requis mardi contre deux anciens dirigeants de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn pour entrave au bon fonctionnement du comité d'entreprise. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé - -

TOULOUSE - Six mois de prison avec sursis ont été requis mardi contre deux anciens dirigeants de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn pour entrave au...

TOULOUSE (Reuters) - Six mois de prison avec sursis ont été requis mardi contre deux anciens dirigeants de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn pour entrave au bon fonctionnement du comité d'entreprise.

Les anciens salariés de la filiale du groupe américain Molex Automotive ont porté plainte contre le directeur de l'usine fermée en 2009, Philippe Faur, et le co-gérant de Molex Billy Brosnan.

Le tribunal correctionnel de Toulouse a mis son jugement en délibéré au 6 mai.

Les 279 anciens salariés de Molex reprochent aux deux dirigeants d'avoir "volontairement dissimulé aux représentants syndicaux les véritables résultats financiers de l'entreprise afin de pouvoir justifier la fermeture de l'usine pour une soit disant non-rentabilité", a déclaré Denis Parise, ancien délégué central CGT de l'usine de Villemur.

Lors de l'audience, le procureur Olivier Kern a insisté sur l'absence d'informations "fiables et préalables" transmises aux délégués du personnel au moment du conflit.

Il a requis une peine de six mois de prison, soit la moitié de la peine maximale prévue, et a assorti ses réquisitions d'un "éventuel sursis prononcé par la cour".

En revanche, Olivier Kern n'a pas requis d'amende à l'encontre des deux accusés, précisant qu'une amende serait "symbolique tant le quantum de la loi est faible".

L'avocat des salariés, Me Jean-Marc Jeanjean, a plaidé de son côté la "faute grave et évidente" des deux dirigeants, réclamant 10.000 euros pour le comité d'entreprise et 5.000 euros pour chacun des trois syndicats partie civile.

L'usine de connectique automobile de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) a été fermée en octobre 2009 après plusieurs mois de lutte pour maintenir leurs emplois.

Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, avait obtenu qu'un fonds de pension européen reprenne une partie des activités de cette usine de connectique automobile qui emploie aujourd'hui 60 employés sur l'ancien site Molex.

Nicolas Fichot