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Uber veut séduire l’Europe en promettant de créer 50.000 emplois 

Travis Kalanick, PDG du groupe, a dévoilé une stratégie européenne de charme pour 2015.

Travis Kalanick, PDG du groupe, a dévoilé une stratégie européenne de charme pour 2015. - Steve Jennings / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Après avoir inquiété les professionnels du transport de particuliers, Uber change de style. Il veut s’associer aux grandes villes d’Europe pour créer des emplois et réduire l’émission de CO2.

Après l’affrontement, Uber tente désormais une offensive de charme. Lors de la Digital Ligfe Desing qui s’est tenue ce week-end à Berlin, Travis Kalanick, PDG du groupe, a dévoilé sa stratégie européenne pour 2015.

Désormais, Uber veut se rapprocher des grandes villes d’Europe en créant des partenariats "gagnant-gagnant". Le VTCiste promet de créer en Europe 50.000 emplois d’ici à la fin de l’année. À Paris, Uber en revendique déjà 3.500.

Mais mieux, il garantit que le développement de son activité sur le Vieux Continent peut aussi participer à la réduction de l’émission de CO2 en réduisant de 400.000 le nombre de véhicules en circulation. Il n’a pas détaillé sa méthode. Il réserve ces précisions à la Commission européenne qu’il ira voir ce jeudi 22 janvier lors d’une tournée européenne.

L'optimisation fiscale dans le viseur de l'Europe

Ces promesses seront-elles suffisantes pour calmer l’ire des Européens sur ses services qui d’une part déstabilise un secteur d’activité en bousculant les règles des différentes règles européennes ?

Au cœur de la polémique, son service UberPop qui transforme tout particulier en chauffeur de particulier occasionnel. En France, ce service est officiellement interdit depuis le 1er janvier, bien que lors d’un procès, le tribunal de commerce de Paris l’ait autorisé à poursuivre.

D’autres procès se mènent en Europe (Espagne, Allemagne, Belgique…), mais aussi en Inde où Uber est attaqué cette fois pour violation de la législation dans l'utilisation de sites de paiement par carte à l'étranger.

Mais en Europe, le sujet chaud avec les groupes américains est la fiscalité. Comme d'autres, Uber a mis en place un système d'optimisation fiscale par lequel ses revenus passent par d'abord par les Pays-Bas, puis par les Bermudes, puis le Delaware, un état des Etats-Unis très souple en matière fiscale.

Difficile d'imaginer que ce sujet n'entrera pas en ligne de compte avec les responsables européens qui perçoivent ce montage comme un manque à gagner. 

Pascal Samama