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Uber Eats arrive à Paris dans un marché déjà très encombré

Uber Eats n’est disponible qu’à Paris intra-muros. L’appli sera déployée dans d’autres villes de France en 2017.

Uber Eats n’est disponible qu’à Paris intra-muros. L’appli sera déployée dans d’autres villes de France en 2017. - Uber Eats

"Après le transport de personnes, le groupe californien lance à Paris la livraison de repas à domicile avec Eats. Pour s’imposer, Uber devra affronter les précurseurs de ce marché qui est rapidement devenu ultra-concurrentiel."

Après avoir créé la réservation de VTC par smartphone, Uber se lance dans une nouvelle aventure: la livraison de repas. Après six mois de tests, Uber Eats est désormais disponible à Paris via une appli mobile. Le principe est de se faire livrer un repas rapidement à domicile en payant via une appli à télécharger.

Pour le géant californien, ce service est une véritable nouveauté. Pas seulement par sa spécificité, mais surtout parce que cette fois, il n’est pas précurseur. Uber arrive en effet dans un marché structuré qui commence même à atteindre sa taille critique. Depuis déjà des mois, Foodora, Deliveroo, AlloResto et Take Eat Easy se sont installés dans Paris et ont été suivis par de nombreuses start-up qui tentent de tirer leur épingle du jeu dans ce marché qui est très vite devenu ultra-concurrentiel.

Pour se distinguer, Uber a un truc. "Nous avons mis au point l’option 'Livraison Instantanée' qui propose un choix de quatre repas livrables en 10 minutes mais seulement entre 11h30 et 14h30", nous a expliqué une porte-parole du groupe. Il faudra compter entre 15 et 30 minutes pour être livré hors de cette option.

Des livraisons en scooter et à vélo

Comme dans le VTC, la société s’intercale entre le client et les professionnels, en l’occurrence des restaurateurs. Pour être livré, il faudra payer 2,50 euros en plus du prix d’un plat qui varie entre 9 et 12 euros. Uber se rémunère en prenant une commission de 30% sur le repas. 

Le service Eats repose sur une flotte de deux roues, scooters et vélos, plutôt que des voitures comme c’est le cas aux États-Unis, au Canada ou en Espagne. "Dans la capitale, ce sont les moyens les plus rapides", nous a précisé Uber.

La livraison est confiée aux sociétés de VTC qui travaillent avec l’appli Uber afin de développer leur activité au-delà du transport de personnes. Uber ne dit pas exactement combien ont déjà rejoint Eats, mais ils seraient pour le moment "plusieurs dizaines".

Pour l’instant, Uber Eats n’est disponible qu’à Paris intra-muros. L’appli devrait être déployée dans d’autres villes de France en 2017. Mais avant, Uber devra faire ses preuves dans la capitale.

Pascal Samama