BFM Business

Orange révèle avoir vendu 50 000 iPhone 5

Stéphane Richard a dévoilé avoir vendu 50 000 iPhone en  trois jours.

Stéphane Richard a dévoilé avoir vendu 50 000 iPhone en trois jours. - -

Sur l’antenne de BFM business, Stéphane Richard, PDG d’Orange a fait le point sur la stratégie mobile du groupe. L’annonce du lancement de la 4G, en novembre, sur Lyon, par son concurrent SFR ne va pas modifier ses plans. Il préfère couvrir davantage de villes avant de lancer ses propres offres.

Invité de l’émission Le Grand Journal d'Hedwige Chevrillon, Stéphane Richard, PDG d’Orange, a été amené à réagir sur l’actualité du secteur télécom. Celle-ci est notamment marquée par l’iPhone 5, dont la commercialisation a commencé vendredi 21 septembre. Apple a annoncé avoir écoulé cinq millions d’exemplaire en trois jours.

"Nous avons vendu 50 000 iPhone 5, c’est un beau chiffre, qui est supérieur aux ventes enregistrées lors du lancement de l’iPhone 4S ", a annoncé Stéphane Richard. La moitié des ventes a été effectuée auprès des clients Orange, et environ 20 % par des clients Sosh, la marque d’entrée de gamme d’Orange.

"Nous avons pris une belle part de marché dans l’iPhone en France, et cela se confirme avec cette nouvelle version. C’est un joli produit, qui n’est pas en rupture, mais qui propose des améliorations réelles en terme de rapidité, de poids, d’esthétique… " détaille le dirigeant.

Le mobile subventionné a toute raison d'être

Puis, reprenant un vieil argument commercial, il explique qu’il faut savoir saisir l’affaire : "Nous n’avons pas des stocks gigantesques. Même si nous avons des réapprovisionnements constants, nous ne sommes pas à l’abri d’une rupture. Ceux qui en veulent un doivent se manifester rapidement".

D’un point de vue stratégique, Orange a tout lieu de se féliciter du succès de l’iPhone. C’est le signe que le modèle du mobile subventionné a encore de beaux jours devant lui.

"Il est évident que sur un smartphone qui vaut entre 700 et 900 euros, c’est-à-dire le haut du marché, le modèle du subventionné a encore sa place", explique-t-il. Il mise sur une montée en puissance des smartphones : il représente la moitié du parc actuel, et devrait constituer 85 % d’ici trois à quatre ans. Un bien pour l’opérateur qui rappelle tirer de la valeur surtout de la vente des forfaits les accompagnants.

La 4 G pour l'été 2013 à Paris

Mais le secteur des télécoms, n’est pas qu’une affaire de terminaux, c’est aussi, et même surtout, une affaire de réseaux qui doivent monter en puissance. Le très haut débile mobile, autrement dit la 4G, est la prochaine étape attendue.

Or SFR a dévoilé, ce lundi 21 septembre, la date du lancement commercial de sa première offre : ce sera le 28 novembre pour la ville de Lyon.

Orange va-t-il répliquer dans la foulée ? "Il faut faire la part entre l’aspect commercial et la réalité technique" tempère Stéphane Richard. Il explique qu’Orange a lui aussi déjà couvert entièrement une ville, Marseille. Lille et Lyon le seront d’ici la fin de l’année.

"Pour nous, il est essentiel de coupler les investissements réseaux avec le développement des terminaux. Pour l’instant, nous estimons qu’il n’y en a pas assez. L’annonce de SFR ne va pas faire changer nos plans", poursuit le PDG.

Quant à capitale, elle sera bien évidemment elle aussi desservie par le très haut débit mobile. Une charte a été signée entre les opérateurs et la ville de Paris, afin de redéfinir les régles encadrant la puissance d’émission des antennes. "Paris sera couvert en 4G vers l’été 2013", assure Stéphane Richard.

Coralie Cathelinais