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Le Vatican accueille son premier hackathon

Quelque 120 étudiants sont attendus au Vatican du 8 au 11 mars pour le "VHacks". (Photo d'illustration)

Quelque 120 étudiants sont attendus au Vatican du 8 au 11 mars pour le "VHacks". (Photo d'illustration) - Miguel Medina - AFP

Du 8 au 11 mars se tiendra au Vatican "VHacks", le premier hackathon à se dérouler au Saint-Siège. Pendant 36 heures, une centaine d'étudiants chercheront des solutions technologiques afin d'aider les migrants et réfugiés, améliorer l'intégration sociale et développer le le dialogue interreligieux.

Cent vingt étudiants, 35 mentors, et trois jours pour proposer des solutions technologiques dans des thèmes donnés. Jusque là, "VHacks" a tout d'un hackathon ordinaire. Sauf qu'il se déroulera dans une enclave où aucun autre événement du genre ne s'est jamais tenu: le Vatican.

A partir de ce jeudi et jusqu'à dimanche, des étudiants venant de plus de 50 universités aux quatre coins de la planète plancheront sur l'aide aux migrants et réfugiés, le dialogue interreligieux et l'intégration sociale. L'événement est organisé par le Secrétariat pour la Communication du Vatican, le think tank Optic et des étudiants de Harvard et du MIT, en partenariat avec Google et Microsoft.

"L'objectif est de rassembler des personnes avec des connaissances sur les nouvelles technologies, les affaires, la société civile et les sciences humaines pour proposer de nouvelles perspectives sur des sujets internationaux cruciaux", explique au Guardian le Père Eric Salobir, président d'Optic, un think tank affilié au Saint-Siège travaillant sur les médias et le numérique.

"Les cinq continents sont représentés"

S'il se tient au Vatican, l'événement n'a rien de religieux promettent ses organisateurs.

"Il y a une minorité de catholiques. Nous avons beaucoup de musulmans qui participent, ainsi que des juifs et des athées. L'événement est paritaire et les cinq continents sont représentés", détaille au quotidien britannique Jakub Florkiewicz, un étudiant de Harvard à l'origine du hackathon.

"Nous ne nous attendons pas à ce que quelqu'un résolve des problématiques aussi compliquées", explique-t-il à Wired. "Mais j'espère que cela inspirera à la fois les ecclésiastiques et les laïques à voir cet événement comme un exemple pour mobiliser les jeunes générations sur ces sujets."

Liv Audigane