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Le plan du Syntec Numérique pour séduire 5.000 start-up

Pour Bruno Vanryb, président du programme 5.000 start-up, il s’agit d’apprendre aux patrons à gérer des dossiers incontournables comme le droit du travail, les ressources humaines ...

Pour Bruno Vanryb, président du programme 5.000 start-up, il s’agit d’apprendre aux patrons à gérer des dossiers incontournables comme le droit du travail, les ressources humaines ... - Wikimedia commons

Le syndicat patronal lance l’opération "5.000 start-up" pour offrir aux dirigeants de ces sociétés les connaissances qui leur manquent en terme de ressources humaines, d’assurance, ou de droit du travail.

Les start-up sont l’objet de toutes les attentions. Et ce n’est pas un mal. Alors qu’EuroNext propose de les aider à préparer leur entrée en bourse, Syntec Numérique veut d’abord en faire des entreprises. Le syndicat a lancé l’opération 5.000 start-up.

Pour un abonnement symbolique (200 euros), cette formule, qui sera accessible dès le 1er septembre, propose à leurs dirigeants d’accéder à l’information nécessaire à tous chefs d’entreprise. Pour en bénéficier, il faut être bien sur spécialisé dans le numérique et réaliser un chiffre d’affaires inférieur à 300.000 euros. 

"Il ne s’agit ni de leur apprendre à lever des fonds, ni à innover, soit elles savent le faire, soit elles sont déjà bien épaulées", explique Bruno Vanryb, président de ce programme. "Il s’agit plutôt de leur apprendre à gérer des dossiers du quotidien mais qui restent incontournables pour tout dirigeant. C’est un accompagnement à 360 degrés qui va bien au-delà des problématiques de finance ou de business."

Assurer le Crédit impôt recherche

En plus d’avoir accès pour pas cher à toute la documentation et aux services que le Syntec propose à ses adhérents, les start-up auront droit à des consultations gratuites chez des avocats spécialisés, à recevoir une aide pour déposer un dossier de Crédit Import Recherche ou à bénéficier d’assurances spécifiques pour protéger l’entreprise, son dirigeant, ses salariés ou ses projets.

Actuellement, on compte en France entre 5.000 et 7.000 start-up et seulement 300 adhèrent au Syntec sur ses 1.500 membres. En lançant ce programme, le Syntec espère attirer un millier d'entreprises. Et s'il réussit son pari, le syndicat veut confirmer son rôle de représentant français du numérique auprès des instances européennes.

Pascal Samama