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Le nouveau patron d'Air France-KLM investira 50% de son salaire fixe dans le capital de la compagnie

Le nouveau patron d'Air France-KLM Benjamin Smith va investir la moitié de sa rémunération fixe, soit 450.000 euros par an, dans le capital de la compagnie aérienne. Il s'est adressé au personnel via une vidéo interne, le jour de sa prise de fonction.

Geste symbolique, le nouveau patron d'Air France-KLM Benjamin Smith, qui prend ces fonctions ce lundi, va investir la moitié de sa rémunération fixe, soit 450.000 euros par an, dans le capital du groupe. Il le fait pour afficher sa "confiance" dans "le futur succès" du groupe, selon une vidéo interne a dressée aux collaborateurs du groupe.

Il est prévu que sa rémunération puisse atteindre un montant maximum de 4,25 millions d'euros par an - dont 900.000 euros de rémunération fixe, le reste étant lié à des conditions de performances -, soit plus du triple de celle de son prédécesseur.

"J'ai déjà fait un investissement personnel en m'installant avec ma famille en France. Aujourd'hui, j'ai décidé d'en faire un autre en investissant la moitié de ma rémunération fixe dans le capital d'Air France-KLM", explique le nouveau patron canadien de la compagnie aérienne.

Les syndicats rencontrent le nouveau DG dès ce lundi

"Je m'investis parce que je pense que nous pouvons gagner sur notre marché et devenir numéro un, mais aussi parce que je veux vous montrer mon engagement", ajoute Benjamin Smith qui arrive dans un groupe en proie à une forte concurrence de la part des compagnies du Golfe et des low-cost.

Son arrivée intervient dans un contexte de fortes attentes après des mois de dialogue, sans résultat, sur les salaires avec l'intersyndicale. Celle-ci est composée d'organisations de pilotes (SNPL et Alter), d'hôtesses et de stewards (SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF) et de personnels au sol (CGT, FO et SUD).

Il a réuni lundi matin le comité exécutif du groupe et ira dans la semaine à la rencontrer des équipes du siège et du hub de Paris-Charles de Gaulle, selon une source proche du dossier. Il va également rencontrer les partenaires sociaux et voit dès ce lundi 17 septembre les responsables des syndicats CFE-CGC, CFDT et SNPL, selon la même source.
Frédéric Bianchi avec AFP