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Le business model de Google en question

Les analystes commencent à se poser des questions sur le modèle économique du géant américain de l'internet

Les analystes commencent à se poser des questions sur le modèle économique du géant américain de l'internet - -

Le géant américain de l’internet a déçu jeudi avec des résultats très inférieurs aux attentes. Le titre s’est effondré en Bourse. Les investisseurs commencent à avoir des doutes sur la croissance à venir de Google.

Après une journée noire pour Google, des doutes émergent sur son modèle économique. Sur le "pay per click" notamment, cette redevance que payent les annonceurs pour être cliqués sur Google. Le géant en est déjà à son 4ème trimestre consécutif de baisse des revenus. Alors les analystes commencent à se demander si le problème n’est pas en train de devenir structurel pour Google.

Google pris de vitesse par les nouveaux usages

Alors certes, il y a le poids de Motorola Mobility, acquis cette année et qui pèse sur la croissance. Mais pour les analystes, c’est bien son cœur de métier, son bébé, un modèle unique en son genre que Google a inventé, qui est mis en cause. L'impression flotte désormais que le groupe est pris de vitesse par les nouveaux usages internet, notamment le recours de plus en plus fréquent à l'internet mobile, via tablettes et smartphones.

Et sur ces supports, les usagers vont de plus en plus directement à leurs besoins, sans passer par Google pour le faire, comme c'était le cas auparavant. Google est en quelque-sorte court-circuité. Un phénomène notamment lié aux applications, qui constituent un lien 100% direct : plus besoin de Google pour aller là où l’on a besoin d'aller.

Si cette tendance se confirme sur l'ensemble de l'année et sur le début de l'année prochaine, la preuve sera tangible que la mutation est peut-être structurelle. Ce qui constituerait un défi majeur pour le groupe sur les années à venir pour sauvegarder durablement ce qui constitue le moteur principal de sa croissance.

Le titre de l'encadré ici

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Un publication émaillée de couacs

Le 18 octobre, l’imprimeur du groupe les publie par erreur largement avant l’heure prévue, initialement après la clôture de la Bourse. Ils sortent finalement en milieu de séance, et sont particulièrement décevants. Le bénéfice net s’est notamment effondré de 20%, très en en dessous du consensus.

Aussitôt, le titre Google chute de manière vertigineuse, à tel point que le Nasdaq suspend sa cotation pendant plus de deux heures. Le titre clôture en baisse de 8%, soit une perte de capitalisation d’environ 20 milliards de dollars. Google repasse ainsi derrière Microsoft qu’il venait juste de dépasser.

Antoine Larigaudrie et BFMbusiness.com