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La RATP va verser une prime exceptionnelle à plus de 30.000 salariés

Pour l'Unsa-RATP et la CGT, le montant de cette prime "est loin d'être satisfaisant" "au regard de la bonne santé financière de la RATP".

Pour l'Unsa-RATP et la CGT, le montant de cette prime "est loin d'être satisfaisant" "au regard de la bonne santé financière de la RATP". - Joël Saget - AFP

La RATP a annoncé qu'elle verserait en janvier une prime exceptionnelle de 200 ou 400 euros à "plus de 30.500 salariés" percevant un salaire annuel brut inférieur à deux Smic. Pour l'Unsa-RATP, ce montant "est loin d'être satisfaisant et nombre d'agents sont exclus du dispositif".

Après la SNCF qui a annoncé ce lundi matin une prime pour ses agents, c'est au tour de la RATP d'emboîter le pas. En fin de matinée, la régie parisienne a annoncé le versement dès janvier d'une prime exceptionnelle de 200 ou 400 euros. Seront éligibles, 30.500 salariés percevant un salaire annuel brut inférieur à deux Smic.

Cette prime sera de 400 euros pour les salariés percevant un salaire annuel inférieur à 1,5 Smic (soit 26.644,66 euros brut hors primes) et de 200 euros pour les salariés percevant un salaire annuel compris entre 1,5 et 2 Smic (35.526,48 euros brut hors primes), a précisé la direction.

"Au total, ce sont plus de 30.500 salariés de la RATP qui vont pouvoir bénéficier de cette prime", qui "sera versée dans le courant du mois de janvier 2019", a-t-elle ajouté. "Par cette mesure exceptionnelle, la RATP tient à s'associer pleinement à l'effort national engagé au bénéfice d'une meilleure qualité de vie", a relevé la direction, faisant référence à "l'appel au volontarisme des entreprises" lancé par Emmanuel Macron en réponse au mouvement des "gilets jaunes".

Insatisfaction chez les syndicats

Mais pour l'Unsa-RATP, le montant de cette prime "est loin d'être satisfaisant et nombre d'agents sont exclus du dispositif". "La RATP n'utilise nullement à plein les possibilités offertes par le gouvernement": une prime de "1000 euros sans prélèvements ni impôts" pour les salariés touchant "jusqu'à 3600 euros net par mois", a critiqué auprès de l'AFP Thierry Babec, secrétaire général du premier syndicat de la régie.

En outre, le budget prévisionnel pour 2019, "présenté au conseil d'administration de la RATP, ne permet pas dans les conditions actuelles d'envisager une augmentation salariale l'année prochaine", a déploré Thierry Babec.

Même insatisfaction à la CGT, "au regard de la bonne santé financière de la RATP", alors que "l'annonce Macron portait sur 1000 euros jusqu'aux salaires de 3600 euros par mois". "Cette mesure doit être pérenne et soumise à cotisations sociales", afin de "garantir le pouvoir d'achat et financer une protection sociale de haut niveau pour les agents de la RATP", a souhaité Bertrand Hammache, secrétaire général de la CGT-RATP, deuxième syndicat de la régie.

Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, avait annoncé plus tôt lundi matin le versement de primes de 200 ou 400 euros à "près de 100.000 salariés" du groupe public ferroviaire, selon les mêmes critères de salaires qu'à la RATP.

P.S. avec AFP