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La pépite française Sigfox cède une partie de son capital à Samsung

Samsung rejoint au capital de Sigfox, certains opérateurs dont le Japonais NTT Docomo, un fonds d'investissement et des industriels comme Engie et Air Liquide

Samsung rejoint au capital de Sigfox, certains opérateurs dont le Japonais NTT Docomo, un fonds d'investissement et des industriels comme Engie et Air Liquide - Greg Baker-Samsung

Le géant coréen parie sur le marché prometteur de l'internet des objets rejoignant les autres industriels et opérateurs déjà présents au capital de la start up française.

Après les financiers et les opérateurs, Sigfox attire à elle les géants mondiaux du secteur high tech. Samsung Ventures a annoncé ce lundi 15 juin avoir pris une participation dans la société française sans en dévoiler le montant.

"Chez Samsung, nous pensons que l'Internet des objets va offrir d’énormes avantages aux entreprises ainsi qu’à chaque individu" explique Young Sohn, président de Samsung Electronics, de passage à Paris, pour signer le partenariat avec la start up, originaire de la région de Toulouse.

Cette prise de participation vient compléter le tour de table de la société française qui avait levé 100 millions d'euros début 2015. On y trouve déjà trois grands opérateurs télécoms (l'Espagnol Telefónica, le Coréen SK Telecom et le Japonais NTT Docomo Ventures), un fonds d'investissement américain (Elliott Management Corporation) et les groupes industriels Engie, Air Liquide ainsi que l'opérateur satellitaire Eutelsat.

Samsung accentue sa présence en France dans l'innovation

L'industriel coréen complète ainsi son alliance par un volet technologique lié à sa plate-forme logicielle de développement de futurs objets connectés. De son côté Sigfox va pouvoir plus aisément placer sa technologie à bas coût et basse consommation, adaptée à l’envoi de petits messages utilisés par la plupart des objets communicants, dans tout l'univers des futurs produits "connectés" de Samsung.

"Cette intégration positionne notre technologie comme le quatrième protocole de connectivité Internet, aux côtés du GSM, du Bluetooth et du WiFi " s'est même risqué à commenter Ludovic Le Moan, directeur général et cofondateur de la société française.

Cet accord permet aussi à Sigfox de prendre un train d'avance sur ses rivaux technologiques. Certains sont présents en France et tentent d'émerger dans ce qui ressemble à la nouvelle bataille mondiale des télécoms.

Ce partenariat s'inscrit aussi dans le cadre du développement des investissements de Samsung en France. Il prévoit la création d'un centre d'innovation à Paris, spécialisé dans le cloud et... l'internet des objets.

Frédéric Bergé