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La musique, un bon moyen pour les opérateurs de retenir leurs clients

 Bouygues Télécom a enrichi certains de ses forfaits avec des bonus gratuits incluant des contenus vidéos ou musicaux censés retenir ses clients face à la concurrence exacerbée régnant sur le marché français mobile.

Bouygues Télécom a enrichi certains de ses forfaits avec des bonus gratuits incluant des contenus vidéos ou musicaux censés retenir ses clients face à la concurrence exacerbée régnant sur le marché français mobile. - JONATHAN NACKSTRAND / AFP

Comme le font déjà SFR et Orange, Bouygues Telecom a annoncé inclure un service de musique en ligne gratuitement à ses forfaits mobiles, avec Spotify. Ces bonus, censés retenir les clients, leur font aussi consommer plus de contenus Internet sur leurs forfaits.

Les opérateurs mobiles tentent de déplacer la concurrence sur le terrain du contenu des offres avec des bonus gratuits, censés retenir leurs clients. Bouygues Telecom a annoncé, le 15 janvier, intégrer le service musical Spotify à ses forfaits Sensations avec engagement. "Nous avons noué des partenariats avec des acteurs leaders dans leur domaine ", explique Stéphane Allaire, directeur des services et des contenus chez Bouygues Telecom.

L’opérateur a signé avec la société suédoise, qui compte 15 millions d’abonnés payants. Son service de musique en streaming inclut un accès illimité à plus de 30 millions de titres et la possibilité d'écouter la musique hors connexion.

Le streaming musical est ainsi un commun dénominateur aux trois opérateurs mobiles historiques. Car, tout comme la vidéo, Bouygues proposant aussi CanalPlay Start, une déclinaison du service de VOD du groupe Canal+, la musique est un excellent moyen pour que les abonnés consomment du contenu transitant par les réseaux mobiles des opérateurs.

"L'objectif est aussi de faire grimper en gamme tarifaire des clients désireux de consommer plus de contenus et qui passeraient par exemple d'un forfait 3 Go à 5 Go ", souligne le directeur des services et contenus. En effet, ces services sont décomptés de l’enveloppe Internet du forfait mobile.

SFR a préféré négocier avec Napster

Ce type d’accord a aussi, bien entendu, un coût pour les opérateurs. Même si le détail des reversements et de leurs modalités n’est jamais rendu public, ceux-ci doivent, en général, reverser au service de streaming (et indirectement aux ayants droit) une somme proportionnelle aux clients ayant souscrit à leur service.

En matière de streaming musical, SFR avait, pour sa part, préféré négocier un partenariat avec Napster, proposé en extra gratuit aux clients existants de certains forfaits de l’opérateur depuis 16 mois. En relançant un service ainsi qu’une marque qui avait connu son heure de gloire, SFR a , sans doute, obtenu des conditions commerciales préférentielles.

Enfin, Orange, pionnier en matière de streaming musical, en nouant un partenariat avec Deezer. Cet accord a d’ailleurs permis à cette société française de décoller. L’opérateur historique a toutefois fait évoluer fin 2014 son offre Deezer qui n’est plus gratuite pour les nouveaux clients.

Frédéric Bergé