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La machine à écrire: nouvelle arme anti-espions!

Contrairement aux ordinateurs, une machine à écrire n'est pas vulnérable aux intrusions des pirates.

Contrairement aux ordinateurs, une machine à écrire n'est pas vulnérable aux intrusions des pirates. - -

Comment garder les données sensibles à l'abri des regards indiscrets? La Russie a adopté une solution radicale: revenir à la machine à écrire. Le Kremlin équiperait certains de ses services de ces bons vieux engins qui ne sont pas piratables.

Un espion russe qui tape un ordre de mission... sur une machine à écrire ! Non, ce n'est pas un James Bond des années 70 mais la vie quotidienne du Kremlin en 2013. Moscou vient en effet de passer une commande de Triumph Adler Twen, des machines très populaires à la fin des années 80.

Pas d'écran, pas de disque dur donc pas de risque de fuite. La Russie a été très échaudée par l'affaire Wikileaks et surtout par les révélations d'Edward Snowden, selon lesquelles Dmitry Medvedev aurait été espionné par les Etats-Unis pendant le G20 de Londres.

Alors, retour au papier pour les documents sensibles ! L'autre avantage est que cela coûte beaucoup moins cher qu'un système de sécurité informatique pseudo-inviolable.

Pas de connexion à internet

La Russie n'est pas la seule à se défier de l'électronique. Sur certains grands projets industriels, les ordinateurs qui contiennent des données sensibles ne sont pas connectés à internet.

Sur le F-35 par exemple, futur concurrent du Rafale, un projet à 300 milliards de dollars, des pirates ont réussi en 2009 à s'introduire dans les ordinateurs du projet. Mais sans pouvoir voler les informations les plus importantes, stockées sur des PC dépourvus de toute connexion.

Antony Morel