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L'appétit vorace de Frichti dans la livraison de repas à domicile

La start-up a récolté 12 millions d'euros principalement auprès de deux fonds, Idinvest Partners et Alven Capital

La start-up a récolté 12 millions d'euros principalement auprès de deux fonds, Idinvest Partners et Alven Capital - Robeapaillettes.com

"Après seulement neuf mois d'existence, la start-up parisienne a levé 12 millions d'euros. Son modèle économique repose sur l'intégration en interne de toute la chaîne de valeur, de la cuisine jusqu'à la livraison."

L'ascension de la start-up Frichti, active sur Paris intra muros, est fulgurante. Spécialisée dans les livraisons de repas cuisinés dans ses propres ateliers, elle a levé 12 millions d'euros, neuf mois seulement après son lancement, pour financer son essor au-delà de Paris.

La société a récolté cet argent auprès de deux fonds, Idinvest Partners et Alven Capital, ainsi qu'auprès de trois actionnaires individuels: Pierre Valade, ex-patron de l'application Sunrise (vendue à Microsoft), Céline Lazorthes, fondatrice du service de cagnottes en ligne Leetchi et Céline Orjubin, co-fondatrice du site My Little Paris.

La jeune entreprise suit l'exemple d'autres start-up comme FoodChéri, sur un créneau en vogue: ces sociétés produisent elles-mêmes un nombre de plats réduits, proposés via leur site ou application mobile, en promettant une livraison en quelques dizaines de minutes.

Créée par Julia Bijaoui et Quentin Vacher et lancée à l'été 2015, Frichti se distingue en produisant ses propres menus dans une cuisine centrale qu'elle livre elle-même avec ses propres équipes, le tout à un prix, a priori, abordable (de l'ordre de 10 à 12 euros pour un menu avec entrée, plat et dessert).

La start-up veut se développer hors de Paris

"Nous sommes à la fois restaurant, e-commerçant, et logisticien. Nous intégrons toute la chaîne de valeur ce qui permet de mieux maîtriser les coûts et nos prix. Nous gérons tout de A à Z" expliquait Julia Bijaoui, cofondatrice de Frichti, il y a quelques mois sur l'antenne de BFM Business, qui précisait livrer "plus de 500 repas par jour" à la fin 2015 .

"L'objectif est de servir quelques dizaines de milliers de Parisiens tous les jours d'ici quelques mois et après dans d'autres villes" explique Julia Bijaoui qui reste toutefois très discrète sur les chiffres liés à son activité et à ses objectifs.

L'arrivée toute récente d'Uber Eats à Paris sur le créneau de la livraison de repas à domicile ne fait pas peur à la jeune pousse. "C'est un signe positif de voir autant d'acteurs de la taille d'Uber ou d'Amazon, s'y intéresser. Le marché de l'alimentation a un potentiel énorme" explique Julia Bijaoui.

Frédéric Bergé