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Interdit de survoler la Russie, un avion d'Air France fait demi-tour

L'avion assurant le vol Paris-Saigon a dû retourner à Roissy-Charles de Gaulle. Encore ouverte la veille, la route qu'il devait emprunter ne l'était plus le 1er novembre. En attendant les explications des autorités russes, Air France a modifié son itinéraire.

Jeudi 1er novembre, les passagers du vol Air France Paris-Saigon ont vécu un périple inhabituel. Comme le signale en effet Europe 1, après trois heures de vol et alors que l'appareil allait pénétrer l'espace aérien russe, le pilote a été informé du refus des autorités locales de le laisser poursuivre sa route. Après avoir envisagé de se poser à Varsovie en Pologne, l'avion a finalement regagné l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

Air France ignore la cause exacte du refus essuyé par le commandant de bord. L'explication la plus probable, selon un porte-parole, serait un problème informatique: "La fin octobre est, chaque année, marquée par des modifications dans les horaires des vols. Il est fort possible que la route qui avait été choisie pour ce vol ait été fermée involontairement en raison d'un bug".

Cette interdiction ne touche évidemment pas l'ensemble des vols censés survoler la Russie en direction de l'Asie, mais uniquement ce dernier, qui devait survoler une partie du pays que les autres avions de la compagnie ne survolent pas. En attendant d'avoir une explication, Air France va donc supprimer cette route du catalogue utilisé par ses services pour établir l'itinéraire de ses vols.

Les passagers redirigés

La compagnie précise que les passagers, revenus en France, ont été pris en charge. Certain ont été immédiatement acheminés par d'autres compagnies aériennes. D'autres ont été hébergés à l'hôtel et ont pu prendre un autre vol ce vendredi. Il en va de même pour les passagers qui devaient embarquer par le vol retour depuis Saigon.

"On était surpris, je n'avais jamais entendu ça, les autres passagers non plus" explique sur Europe 1 une jeune femme présente à bord au moment des faits. "au bout de quelques heures, le capitaine nous annonce que l’on n’avait pas l’autorisation de survoler une partie du territoire russe, et que l’on rentrait à Paris."

"Et je dois avouer que le responsable a confirmé qu'il n'avait jamais vu ça de toute sa carrière" conclut-elle.

Hugo Septier