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Google et le Cnes veulent connecter le monde entier à internet

Google va mettre à profit les connaissances du Cnes concernant la stratosphère

Google va mettre à profit les connaissances du Cnes concernant la stratosphère - Philippe Huguen - AFP

Le géant américain et l'agence spatiale française vont collaborer pour connecter les quelque 5 milliards d'êtres humains qui n'ont pas internet. Le tout grâce à des ballons gonflés à l'hélium.

Apporter internet à l'ensemble de la planète. C'est l'objet d'une alliance forgée entre Google et le Cnes. L'agence spatiale française va apporter son expertise au géant américain. Ce dernier a, l'an dernier, fait part d'un projet qui paraissait complètement fou: le projet Loon.

Le but: connecter les 5 milliards d'êtres humains qui n'ont pas accès à internet grâce à des ballons gonflés à l'hélium.

Des ballons stratosphériques

Bardés d'équipements de télécommunication, ces drôles d'engins qui flottent à 20 kilomètres du sol sont censés envoyer un signal à des antennes spéciales placées au sol et permettre aux habitants des zones blanches de la planète d'avoir accès au web.

Des ballons stratosphériques beaucoup moins chers que les satellites classiques. Mais encore faut-il savoir s'en servir.

Or la stratosphère, le Cnes connaît bien. L'agence spatiale française entretient depuis une trentaine d'années la plus importante "activité ballons" après les Etats-Unis.

"Ce projet est des plus actuels à l'heure où sont étudiés tous les moyens de supprimer les 'zones blanches' et c'est pour le Cnes une expérience unique de travailler avec Google, véritable emblème de la Silicon Valley", a souligné Jean-Yves Le Gall, président du Cnes, cité dans un communiqué.

La nouvelle obsession des géants de la high-tech

Le Cnes va ainsi apporter son expertise à Google. En échange le géant américain pourra utiliser les ballons du groupe pour réaliser des mesures scientifiques notamment.

Connecter l'ensemble du globe est devenu la nouvelle obsession des grands noms de la high-tech Google mais aussi Facebook ont récemment investi dans des drones solaires, qui pourraient à terme acheminer internet dans les zones les plus reculées du globe.

En août 2013, Mark Zuckerberg, le patron de Facebook avait notamment pris part à une initiative appelée internet.org qui vise à développer l'accès à Internet dans les pays les plus pauvres. Il affirmait alors que "la connectivité doit être un droit de l'Homme".

Car même au fin fond du désert ou de la jungle se trouvent des internautes en puissance, qui sont aussi des cibles potentielles pour la publicité en ligne, le coeur de métier de ces géants du web.

Anthony Morel avec BFMbusiness.com