BFM Business

Facebook part en guerre contre la vente d'armes entre particuliers

Facebook modifie ses conditions d'utilisation pour contrer la vente d'armes entre particuliers.  (image d'illustration)

Facebook modifie ses conditions d'utilisation pour contrer la vente d'armes entre particuliers. (image d'illustration) - Thomas Oliva - AFP

Les conditions d'utilisation de Facebook et d'Instagram évoluent ce 30 janvier. Il est désormais interdit pour les particuliers de négocier ou de proposer des armes à la vente.

Facebook, qui possède également l'application de partage de photos Instagram, entend faire un peu de ménage parmi les activités exercées par ses utilisateurs sur ces plates-formes. Ainsi, l'entreprise californienne veut à tout prix éviter que celles-ci continuent à servir d'intermédiaires pour négocier la vente d'armes entre particuliers.

"Depuis ces deux dernières années, de plus en plus de gens utilisent Facebook pour découvrir des produits et pour acheter et vendre des choses les uns aux autres" explique Monika Bickert à l'AFP. Et parmi ces produits échangés circulent notamment des armes, un bien pourtant soumis à une législation contraignante dans de nombreux pays.

Seuls les particuliers sont concernés 

Pour cette responsable des politiques de produits Facebook, c'est "afin de refléter cette évolution" que la mise à jour des règles "concernant les produits régulés" vient d'intervenir. 

En pratique, ces nouvelles conditions d'utilisation, soumises à tous les utilisateurs n'affectent cependant pas les commerçants ayant une licence de vente d'armes en bonne et due forme. Ceux-ci peuvent continuer à exercer leur activité et à montrer leur catalogue sur les différents réseaux aux 1,59 milliard de membres inscrits. Facebook précise bien que seuls les particuliers sont visés par ce durcissement des règles. 

À noter que Facebook a d'ailleurs mis en place - et depuis plus longtemps - des règles similaires qui s'appliquent à d'autres produits dont la vente est encadrée, comme les médicaments nécessitant une ordonnance ou encore les drogues illégales. 

Antonin Moriscot