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Ce fournisseur nippon d'écrans plats souffre de la mévente de l'iPhone

La dépendance  de Japan Display est forte vis-à-vis d'Apple,
qui représente à lui seul plus de la moitié de son chiffre d'affaires.

La dépendance de Japan Display est forte vis-à-vis d'Apple, qui représente à lui seul plus de la moitié de son chiffre d'affaires. - Justin Sullivan-Getty Images-AFP

Japan Display, qui dépend d'Apple pour 50% de son activité d'écran plat, affiche des pertes trimestrielles. Le recul de 15% des ventes d'iPhone explique cette mauvaise passe.

Japan Display est-il trop dépendant d'Apple ? La publication de ses dernières performances trimestrielles (d'avril à juin 2016) laissent apparaître une perte équivalent à plus de 100 millions d'euros. Pas d'inquiétudes pour autant. Les pertes de ce fabricant japonais d'écran plat seront de toute façon couvertes par son premier actionnaire, le fonds public INCJ (Innovation Network Corp of Japan).

"Il n'y a absolument aucune inquiétude concernant notre financement", s'est empressé de déclarer son directeur général, Mitsuru Homma, en présentant ces (mauvais) résultats. Fournisseur d'Apple pour les écrans, Japan Display dépend du constructeur californien pour plus de la moitié de son chiffre d'affaires. Il est donc devenu très vulnérable à la baisse de la demande pour l'iPhone, le smartphone vedette d'Apple dont les ventes ont chuté de 15% sur le trimestre courant d'avril à juin 2016.

Huawei ne représente encore que 12% de ses débouchés

Son autre principal débouché se situe en Chine. Son meilleur client est l'industriel Huawei, mais celui-ci ne représentait encore que 12% de ses ventes totales sur l'année fiscale 2015-2016 close le 31 mars dernier.

L'appréciation du yen et la baisse des prix des écrans ont aussi pesé sur les résultats du fabricant japonais qui doit aussi préparer l'avenir en investissant lourdement dans la technologie Oled au cas où Apple déciderait de s'équiper pour ses prochaines générations d'iPhone.

Japan Display est né en 2012 du rapprochement des filiales écrans déficitaires de Sony, Toshiba et Hitachi. Il s'est introduit en bourse en 2014 mais son action se traîne à 20% de sa valeur d'introduction. Mal en point, un autre fabricant japonais d'écrans plats, Sharp, a trouvé son salut en se vendant à Foxconn, dont les usines chinoises travaillent en sous-traitance assemblent l'iPhone et l'iPad d'Apple.

F.Bergé