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BlackBerry renonce à être vendu

BlackBerry veut lever un milliard de dollars

BlackBerry veut lever un milliard de dollars - -

Le groupe BlackBerry a annoncé, ce lundi 4 octobre, avoir décidé de ne plus se vendre au financier Fairfax. Le groupe va lever un milliard de dollars pour continuer sous sa forme actuelle.

BlackBerry crée la suprise. L'ex-fleuron du smartphone renonce à sa vente, a-t-il annoncé lundi 4 novembre. Il va lever un milliard de dollars par le biais d'un placement privé d'obligations convertibles auprès d'investisseurs institutionnels. Son principal actionnaire, l'assureur Fairfax Financial Holdings, souscrira au placement à hauteur de 250 millions de dollars.

Le financement est sous forme d'une augmentation de capital convertible en actions au prix de 10 dollars l'action. Le cours du titre BlackBerry était vendredi en-dessous de 8 dollars.

L'équipe dirigeante va être remplacée avec le départ du PDG actuel, Thorsten Heins, selon la même source. John Chen assurera l'intérim.

Au bord de l'abîme, le pionnier des smartphones avait signé, le 23 septembre, une "lettre d'intention" avec son premier actionnaire, le groupe Fairfax, en vue de son rachat pour quelques 4,7 milliards de dollars.

La proposition, qui prévoit le retrait de BlackBerry de la Bourse, arrive à échéance ce lundi 4 novembre. Mais elle avait été accueillie fraîchement par le marché car l'obtention du financement de l'opération en est la condition, sans que Fairfax soit soumis à l'obligation de faire une offre en bonne et due forme.

Plusieurs offres

Depuis un mois, les noms de plusieurs autres candidats, présumés ou déclarés à la reprise de l'ex-icône canadienne, ont été évoqués.

Vendredi 1er novembre, l'agence Dow Jones, citant des sources proches du dossier, a indiqué que le fonds d'investissement américain Cerberus négociait avec deux des fondateurs de BlackBerry en vue de boucler une offre concurrente à celle de Fairfax.

Une association entre Cerberus et les fondateurs de BlackBerry, Mike Lazaridis et Douglas Fregin, qui contrôlent ensemble environ 8% des parts de la société, "pourrait être mutuellement bénéfique".

Plus tôt dans la semaine, c'est le Wall Street Journal, qui rapportait que les responsables de BlackBerry et du réseau communautaire Facebook s'étaient rencontrés, laissant supposer un intérêt de l'Américain pour les technologies mobiles du Canadien.

Le même quotidien avait aussi annoncé que le géant chinois de l'électronique Lenovo avait conclu un accord de confidentialité avec BlackBerry pour avoir accès à ses livres comptables.

Diane Lacaze