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Au Japon, 1 emploi sur 2 sera attribué à un robot dès 2035

Au Japon, la moitié des emplois disponibles sera occupé par des robots d'ici 2035.

Au Japon, la moitié des emplois disponibles sera occupé par des robots d'ici 2035. - Toru Yamanaka - AFP

Selon une étude menée par des chercheurs japonais, l'automatisation des entreprises nippones va s'accentuer dans les 20 prochaines années. Et cette robot-révolution qui ne fait pas peur aux Japonais.

Petit à petit, ils se généralisent dans les supermarchés, les banques, les hôpitaux et même dans les films. Bientôt, ces machines de plus en plus perfectionnées seront partout, et en particulier au Japon. Dans les 20 prochaines années, la moitié des emplois nippons disponibles seront préemptés par des robots, prévoit une filiale du géant Nomura, spécialisée dans la recherche et l'analyse de données.

Les analystes de l'institut ont réalisé cette étude en partenariat avec l'université d'Oxford qui avait déjà enquêté sur ce thème, en se concentrant cette fois sur les États-Unis et la Grande-Bretagne, souligne Engadget, qui relate l'histoire ce vendredi.

Les facteurs sociaux non pris en compte

Les chercheurs ont se sont intéressés, pour chaque mission étudiée, à la probabilité qu'elle avait d'être automatisée en fonction du degré de créativité qu'elle réclame. Ils ont ainsi établi que des agents dans les bureaux administratifs, la livraison de marchandise, la production agricole, n'avait pas nécessairement besoin d'être des humains. A l'inverse, l'écriture ou l'enseignement ne risquent pas d'être informatisées à court terme. Conclusion: sur plus de 600 emplois examinés "jusqu'à 49% des emplois pourraient être remplacés par un système informatique".

Les jobs potentiellement automatisables sont plus nombreux dans l'archipel qu'aux États-Unis et au Royaume-Uni, où respectivement 47% et 35% des emplois sont dans le viseur. En France, selon une étude Roland Berger parue en 2014, seuls 20% des postes sont "menacés". L'équipe de chercheurs ne se l'explique pas vraiment. "Nos conclusions se basent sur un calcul technique hypothétique qui ne tient pas compte des facteurs sociaux", précise en outre Yumi Wakao, le dirigeant de cette recherche.

Au Japon, la population se défie moins de la robot-révolution qu'ailleurs. De nombreux citoyens japonais appellent même de leurs vœux cette aide bienvenue qui soulagerait simultanément la pression économique engendrée par le vieillissement de la population. Et en libérant les citoyens des tâches les plus dures et les plus répétitives, elle leur permettrait de se consacrer à des carrières plus créatives et enrichissantes.

N.G.