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4G: Bouygues Telecom dénonce "les contre vérités" de SFR et Free

Didier Casas explique pourquoi Bouygues veut utiliser ses fréquences 2G pour faire de la 4G

Didier Casas explique pourquoi Bouygues veut utiliser ses fréquences 2G pour faire de la 4G - -

Invité de BFM Business ce jeudi 24 janvier, Didier Casas, le secrétaire général de l'opérateur mobile, a répondu à SFR et Free.

Dans la polémique sur la 4G, Bouygues Telecom contre attaque. La filiale du groupe de BTP a demandé il y a plusieurs mois aux pouvoirs publics la permission d'utiliser ses fréquences 2G pour faire de la 4G. Une demande qui a rendu furieux ses rivaux SFR et Free, qui ont chacun menacé de supprimer des milliers d'emplois si un tel feu vert était accordé.

Jeudi 24 janvier, le secrétaire général de Bouygues Telecom Didier Casas est monté au front pour dénoncer "les contre vérités utilisées" par ses concurrents. L'utilisation des fréquences 2G pour faire de la 4G est pratiquée par "tous les opérateurs au monde, sauf en France", a-t-il expliqué sur BFM Business, citant la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Espagne...soit au total "15 pays de l'Union européenne".

"Tout le monde savait"

Selon lui, lorsque les enchères pour les fréquences 4G ont eu lieu en France, "tout le monde savait" qu'il était aussi possible de faire de la 4G dans les bandes 2G, car la Commission européenne l'avait déjà autorisé par une décision du 27 avril 2011.
De plus, Bouygues Telecom avait aussi obtenu l'autorisation de faire un test en ce sens, ce qui avait été rendu public à l'époque. "Un autre opérateur avait alors dit être intéressé, mais il ne l'est plus aujourd'hui...", a ironisé Didier Casas, invité de Good Morning Business.

Enfin, il a expliqué l'opposition d'Orange par le fait que l'opérateur historique utilise ses fréquences 2G pour acheminer le trafic de Free. Cet accord avec Free "rapporte à Orange un milliard d'euros tous les deux ans", a pointé Didier Casas.

Par ailleurs, commentant les résultats décevants d'Apple, il s'est félicité qu'"Apple n'est plus en mesure de dicter sa loi sur le marché. C'est une bonne nouvelle pour nous opérateurs".

Jamal Henni