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Retraite chapeau: Varin n'est pas un cas isolé

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21 millions d'euros, c'est la somme provisionné par PSA pour financer la retraite chapeau de son président du directoire sur le départ, Philippe Varin. Une pratique qui scandalise, mais qui est loin d'être une exception. Retour sur ces retraites polémiques.

C’est peu dire que l’annonce ce mercredi par les syndicats de PSA Peugeot-Citroën que le groupe a provisionné 21 millions d’euros pour la retraite-chapeau de son président du directoire, Philippe Varin, a déclenché l’ire des politiques et des syndicalistes de tous bords. Même l’instance déontologique du Medef s’est auto-saisit. Il faut dire que ce n’est pas la première fois qu’un grand patron bénéficie de telles largesses en quittant des entreprises pourtant en difficultés.

De Dexia à France Telecom

> Ainsi, Pierre Richard, ancien PDG de la banque Dexia, dont la faillite a coûté 6,6 milliards d'euros à l'Etat, avait obtenu une retraite chapeau de 563.000 euros par an. Elle a finalement été ramenée à 300.000 euros. Cette somme s'ajoute à la retraite perçue au titre d'ancien haut fonctionnaire et de sa rémunération au titre de la présidence du conseil d'administration qui s'élève à environ 500.000 euros.

> Le cas de Ben Verwaayen, qui a dirigé le groupe Alcatel-Lucent pendant 4 ans, avant de démissionner en 2012, a lui aussi crée la polémique. Le constructeur a provisionné 7,6 millions d'euros pour la retraite de son ex-PDG, avec une rentre annuelle de près de 500.00 euros. Pour mémoire, l'équipementier français s'apprête à supprimer 15.000 emplois, dont 9.000 en France. 

> Autre dirigeant à avoir été au cœur d'une polémique, le suédois Lars Oloffson, qui, nommé à la tête de Carrefour en décembre 2009, s'est vu débarqué par ses actionnaires en 2012 au vu des résultats catastrophiques du groupe. Ce qui ne l'a pas empêché de partir avec des indemnités de 1,5 million d'euros, et de percevoir une retraite chapeau entre 300.000 à 5000.000 euros par an.

> L'année précédente, en 2011, c'est le PDG de Vinci, Yves-Thibault de Silguy qui a défrayé la chronique. Le groupe de BTP a provisionné 6,9 millions d'euros pour lui assurer une retraite de 380.000 euros annuels.

> C'est un peu plus que ce qu'a obtenu en 2010 Didier Lombard pour ses fonctions à la tête de France Telecom. Il est reparti avec une retraite de 300.000 euros, alors que son passage au sein de l'opérateur reste marqué par la vague de suicides.

> Enfin, face à la polémique, certains dirigeants font machine arrière. Ce fut le cas d’Henri Proglio, qui, lors de son départ de Véolia en 2010, devait percevoir 742.000 euros annuels, grâce aux 13 millions d'euros provisionnés par l'entreprise. Au final, il a décidé de reverser la somme à la Fondation de France.

Le titre de l'encadré ici

|||>> PSA : 21 millions d'euros de retraite pour P. Varin, choquant ?

Philippe Gril avec BFMTV