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Réduction d'émissions: PSA promet de respecter "scrupuleusement" les objectifs européens

Carlos Tavares

Carlos Tavares - Tobias SCHWARZ / AFP

La patron du constructeur automobile français Carlos Tavares a assuré que PSA respectera "tous les objectifs très sévères demandés par l'Europe" en matière d'émissions de CO2. Avant de regretter l'absence de "vision complète" des décideurs européens "pour une transition réussie vers une mobilité propre".

PSA respectera "scrupuleusement" les objectifs de réduction d'émission de CO2 fixés par l'Union européenne, tout en dénonçant des décisions "prises sous l'emprise de l'émotion et des opinions publiques", a affirmé ce samedi son patron Carlos Tavares.

"Nous allons respecter scrupuleusement tous les objectifs très sévères demandés par l'Europe, car nous appartenons à la société dans laquelle nous opérons et considérons donc cette question climatique comme primordiale", a déclaré, dans un entretien au journal l'Est Républicain, celui qui veut fusionner son groupe avec l'italo-américain Fiat-Chrysler. "D'autres concurrents ne le font pas de la même façon et préfèrent utiliser l'argent de leur entreprise pour acheter des droits à polluer à d'autres entreprises plus vertueuses", a-t-il observé.

Absence de "vision complète"

Dès 2020, les constructeurs automobiles devront afficher sur leur flotte de voitures neuves vendues en Europe des émissions moyennes de CO2 inférieures à 95 grammes par kilomètre. Ils risqueront de fortes amendes s'ils ne le font pas. Mais Carlos Tavares a critiqué l'absence de "vision complète" des décideurs européens "pour une transition réussie vers une mobilité propre".

"A cause de la tricherie d'un constructeur allemand bien connu (Volkswagen, ndlr), nous sommes tous considérés comme des gangsters. Depuis, le niveau d'écoute des élus européens est proche de zéro", a considéré le patron de PSA.

"Le grand danger de s'embarquer dans le tout électrique de façon non coordonnée, c'est d'avoir des voitures électriques à vendre et des acheteurs qui n'en veulent pas car ils ne voient pas les bornes de rechargement, dont l'installation prendra deux ans", a-t-il argumenté, évoquant des décisions d'objectifs votés au niveau européen à horizon 2030 "prises sous l'emprise de l'émotion et des opinions publiques". "Et si entre temps, une autre technologie plus pertinente vient percuter cette stratégie latéralement?", a-t-il ajouté. 

P.L avec AFP