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Pas d'indemnités de départ pour l'ancien patron de Boeing après la crise du 737 MAX

Dennis Muilenburg, ancien directeur général de Boeing, a été limogé en décembre

Dennis Muilenburg, ancien directeur général de Boeing, a été limogé en décembre - MANDEL NGAN - AFP

Boeing annonce que son ancien directeur général, Dennis Muilenburg, limogé le 23 décembre pour une gestion jugée catastrophique de la crise de l'avion 737 MAX, ne percevra pas d'indemnités de départ.

Dennis Muilenburg avait pris les rênes de Boeing en juillet 2015. Il va devoir renoncer à des indemnités de départ, mais aussi à un bonus au titre de l'année 2019, a précisé le constructeur aéronautique dans un document transmis à la SEC, le gendarme américain de la Bourse. Il devait percevoir au total 39 millions de dollars à ce titre.

"M. Muilenburg n'a pas droit et n'a pas reçu d'indemnités de licenciement ou de paiements liés à son départ après plus de trente ans au sein de l'entreprise", explique le constructeur aéronautique. Dennis Muilenburg, qui a passé 34 ans chez Boeing, a également renoncé à des titres d'une valeur de 14,6 millions de dollars, a précisé Boeing. 

Le dirigeant conserve toutefois toutes ses stock-options et sa retraite obtenues avant sa promotion au poste de PDG. La valeur de celles-ci est de 62,2 millions de dollars au cours de clôture de l'action Boeing le 9 janvier. Il détient également des "options" pour acheter 72.969 actions Boeing au prix unitaire de 75,97 dollars. S'il le faisait, il réaliserait par la suite une énorme plus-value au vu du cours de l'action Boeing actuellement à 329,92 dollars.

Dennis Muilenburg sera remplacé lundi par David Calhoun, 62 ans, ancien cadre dirigeant de General Electric et membre du conseil d'administration de Boeing depuis plusieurs années. Le nouveau dirigeant aura un salaire de base annuel de 1,4 million de dollars pour 2020 et pourrait prétendre à un bonus de 7 millions si jamais il parvenait à obtenir la remise en service du 737 MAX.

Le 737 MAX cloué au sol depuis dix mois

Le modèle phare de Boeing est cloué au sol depuis le mois de mars dernier, conséquence de deux catastrophes aériennes survenues en l'espace de cinq mois et qui ont fait 346 morts. 

Le conseil d'administration de Boeing avait fini par lâcher Dennis Muilenburg après de vives tensions avec l'agence fédérale de l'aviation, selon des sources proches du dossier.

Le dirigeant s'était aussi mis à dos les compagnies aériennes clientes du 737 MAX, comme American Airlines, United Airlines et Southwest, à qui il avait promis une remise en service "en quelques semaines" de cet avion vedette.

Sandrine Serais avec AFP