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Négociations tendues à l'usine Sodimatex de Crépy-en-Valois

L'usine Sodimatex de Crépy-en-Valois (Oise), que les salariés menacent de faire sauter pour réclamer de meilleures indemnités de licenciement. Ils ont quitté vendredi soir les négociations avec la direction, estimant que les propositions de leurs dirigean

L'usine Sodimatex de Crépy-en-Valois (Oise), que les salariés menacent de faire sauter pour réclamer de meilleures indemnités de licenciement. Ils ont quitté vendredi soir les négociations avec la direction, estimant que les propositions de leurs dirigean - -

PARIS - Les salariés de l'usine Sodimatex de Crépy-en-Valois (Oise), qui menacent de faire sauter le site pour réclamer de meilleures indemnités de...

PARIS (Reuters) - Les salariés de l'usine Sodimatex de Crépy-en-Valois (Oise), qui menacent de faire sauter le site pour réclamer de meilleures indemnités de licenciement, ont quitté vendredi soir les négociations avec la direction.

Ils ont estimé que les propositions de leurs dirigeants étaient pour le moment totalement insuffisantes, a déclaré Patrick Testard, délégué CFDT, aux journalistes.

Depuis jeudi soir, une partie des 98 salariés de l'usine de moquettes pour automobiles Sodimatex menacent de faire exploser une citerne de gaz du site, dont la fermeture est programmée depuis avril 2009.

Ils réclament des primes de licenciement de 20.000 euros et la réouverture des négociations avec la direction.

Les syndicats assurent que les salariés sont prêts à faire sauter l'usine au moyen de cocktails molotov posés sur une citerne de gaz. Le site a été placé sous la surveillance des forces de l'ordre.

Dans un communiqué, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, "condamne avec la plus grande fermeté l'attitude inacceptable d'une minorité dans laquelle ne se reconnaissent pas tous les salariés de l'usine Sodimatex de Crépy-en-Valois".

"Face à la situation si douloureuse de salariés confrontés à la fermeture de leur usine, seul le dialogue social permet d'obtenir des résultats, là où les menaces et la violence ne conduisent jamais que dans l'impasse", écrit-il.

Le ministre dit avoir demandé au préfet de l'Oise d'intervenir lors d'une rencontre entre les salariés et la direction prévue vendredi "afin de conduire l'ensemble des parties à reprendre le dialogue" et à participer à une réunion de conciliation mercredi prochain.

Elizabeth Pineau