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Micro-entrepreneurs: il faut éviter la "concurrence déloyale" selon Roland Lescure (LREM)

Roland Lescure, député LREM des Français d’Amérique du Nord et président de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, a évoqué sur le plateau de BFM Business la réduction envisagée des exonérations de charges pour les micro-entrepreneurs.

Roland Lescure, député LREM des Français d’Amérique du Nord et président de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, était l'invité de l'émission 12H L'heure H sur BFM Business. Il est notamment revenu sur la réduction, envisagée par le gouvernement, des exonérations de charge dont bénéficient les micro-entrepreneurs.

La micro-entreprise "est un statut particulier qui permet de créer une petite entreprise si vous êtes prof de yoga ou vous faites de la cuisine ou autre, sur des revenus très faibles (…). Il y a des exonérations de charge très importantes. On va les réduire (…). On va continuer à avoir des aides mais vous avez un certain nombre (…) d'effets d'aubaine, c'est-à-dire des gens qui en profitent, de manière un peu exagérée, ce qui crée d'ailleurs des enjeux du côté des entrepreneurs, qui eux ne sont pas micro-entrepreneurs mais entrepreneurs tout court", explique Roland Lescure.

"Il faut trouver l'équilibre"

"Dans le secteur du bâtiment, aujourd'hui vous avez plein d'entrepreneurs du bâtiment qui viennent me voir (…), qui me disent 'le statut des micro-entrepreneurs c'est une concurrence trop forte face à nous'. C'est-à-dire, quand vous décidez de refaire votre plomberie le dimanche, soit vous faites appel à un micro-entrepreneur qui peut être un plombier à la retraite, soit vous appel à une entreprise du bâtiment de plomberie certifiée. Il y a aujourd'hui au sein du secteur du bâtiment, pour reprendre cet exemple, des gens qui se plaignent de cette concurrence déloyale", poursuit le député LREM.

"Il faut trouver l'équilibre. Il faut qu'on puisse garder ce système qui permet de mettre le pied à l'étrier à des gens qui s'installent, tout en évitant qu'on ait de la concurrence déloyale (…). Je suis persuadé que ce système restera très efficace et très populaire. On limite l'avantage qui aujourd'hui apparaît après un bilan d'évaluation un peu trop avantageux", assure-t-il.

J. B.