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Le Medef réclame des "mesures immédiates avant l'été pour relancer la demande"

Sur BFM Business, Geoffroy Roux de Bézieux estime que, pour le moment, de nombreuses entreprises se retrouvent avec une activité bien inférieure à ce qu'elle était avant le confinement. Le président du Medef plaide donc pour un soutien immédiat visant à relancer la demande.

Soutenir les secteurs fortement touchés par la crise, injecter 1.000 milliards d'euros à l'échelle européenne pour renouer avec les volumes de production d'avant la crise… Le plan de relance économique national et européen que l'exécutif souhaite mettre en œuvre à partir du mois d'août est-il le plus judicieux?

Invité de Good Morning Business ce jeudi, le patron du Medef explique que le redémarrage de l'économie ne pourra véritablement s'opérer que si et seulement si le gouvernement met rapidement sur pied un plan de reprise qui se concentre avant toute chose sur la relance de la demande.

"Grosse angoisse"

"Je crois que l'on est un peu sous morphine (…) Tout l'argent du plan de soutien -c'est-à-dire en gros le chômage partiel et le fameux PGE, prêt garanti par l'Etat- il fallait le faire, mais on n'a pas vu la réalité de ce qu'il va se passer et de ce qu'il peut se passer. Et c'est pour cela que (…) l'angoisse monte parce qu'ils (les commerces – NDLR) commencent à rouvrir mais la demande n'est pas là", explique-t-il.

Et de préciser: "Quand vous rouvrez les commerces et qu'il y a 50% de chiffre d'affaires, quand vous rouvrez une usine et qu'il y a 60-70% de commandes et bien le business n'est pas là. Et là, effectivement, il y a une très grosse angoisse. C'est pour cela que l'on demande un plan de soutien massif et que l'on demande aussi qu'il y ait (…) avant l'été des mesures pour relancer la demande. Qu'il y ait le plan de soutien massif à partir du mois de septembre, on le comprend -il faut du temps pour le mettre en place- mais il faut des mesures immédiates, avant l'été pour relancer la demande", insiste-t-il.

Julie Cohen-Heurton