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Total envisage de construire un complexe pétrochimique en Irak

Total veut concentrer ses investissements dans la zone Asie-Moyen Orient pour profiter de sa croissance.

Total veut concentrer ses investissements dans la zone Asie-Moyen Orient pour profiter de sa croissance. - -

Le groupe pétrolier a annoncé, ce vendredi 28 février, avoir l'intention de développer un complexe pétrochimique "de taille mondiale" en Irak. Une étude de faisabilité dans la zone portuaire de Bassorah, dans le sud du pays, est en cours.

Total souhaite renforcer ses activités de raffinage-chimie sur les marchés en croissance de l'Asie et du Moyen-Orient. Pour cela, le groupe pétrolier a indiqué ce 28 février qu'il envisageait de construire un complexe pétrochimique en Irak.

Le site d'implantation envisagé serait la zone portuaire de Bassorah, dans le sud du pays. Le directeur général de la branche raffinage-chimie de Total, Patrick Pouyanné, a signé en novembre 2013 une lettre d'intention avec le vice-ministre irakien de l'Industrie et des Mines, Mohammed Abdullah Mohammed Zain, portant sur l'étude et la construction d'un complexe pétrochimique dans cette zone.

"Il s'agit d'un accord entre le ministère de l'Industrie et des Mines irakien et Total pour une étude de préfaisabilité d'un complexe pétrochimique de taille mondiale en Irak", a déclaré une porte-parole du groupe pétrolier.

Total veut doubler ses investissements en Asie-Moyen-Orient

"Il s'agit à ce stade de discussions exploratoires qui doivent être confirmées dans les prochains mois", a-t-elle ajouté, sans pouvoir préciser le montant de l'investissement envisagé.

"Ce projet se conçoit dans le cadre de la stratégie intégrée du groupe dans les pays producteurs: le développement de projets aval viendrait en complément de projets amont (exploration-production, ndlr). Compte tenu de son passé et de son présent en Irak, le groupe s'intéresse naturellement à la valorisation des ressources gazières dans le pays", a déclaré Patrick Pouyanné à l'AFP.

Le groupe investit aujourd'hui 15% de ses capitaux dans la zone Asie-Moyen-Orient, et souhaite augmenter cette part à 30% d'ici à 2017. Ces marchés lui permettent aussi d'accéder à une matière première

C.C. avec AFP