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Smart ne fabriquera plus de voitures en France d'ici à 2024

La marque de petites voitures citadines Smart.

La marque de petites voitures citadines Smart. - Smart

Le constructeur va mettre fin à la production de véhicules dans son usine de Hambach en Moselle entre 2022 et 2024. Les salariés fabriqueront alors des Mercedes.

Smart, propriété de l'allemand Daimler, ne produira plus de voitures en France d’ici à 2024. Le constructeur de petits citadines biplace met ainsi fin à 20 ans d’histoire mosellane cette semaine. Depuis 1998, Smart fabriquait en effet ses voitures à Hambach, où il emploie 800 salariés. L'information a été annoncée ce matin aux salariés et confirmée ce mercredi au Républicain Lorrain par Serge Siebert, PDG de Smart France: "Nous ne produirons donc plus de Smart dans le berceau historique qu’était Hambach depuis 1998".

Une prise de participation du Chinois Geely

Cette annonce doit être officialisée jeudi 28 mars par Daimler. La maison-mère allemande va en effet céder 50% des parts de Smart au Chinois Geely, son premier actionnaire. La fabrication des futures Smart, à majorité électrique, devrait donc être transférée en Chine. Mais ce transfert ne signifie pas la fermeture du site de Hambach, souligne Serge Siebert.

"Daimler a indiqué que la mort programmée de la Fortwo ne se traduira par aucun licenciement sec sur Smartville, a poursuivi le patron de Smart France. Tous les emplois seront pérennisés à travers notre nouveau projet industriel qui consistera à créer une nouvelle ligne d’assemblage pour la construction d’un SUV électrique de la marque Mercedes à Hambach".

Daimler a en effet investi 500 millions d’euros dans le site mosellan pour produire une compacte électrique. Le 18 mai 2018, Emmanuel Macron avait reçu à l’Elysée le président de Daimler, Dieter Zetsche, pour évoquer ce nouveau projet industriel: "la première Mercedes Made in France", disait alors un tweet du Président de la République (voir ci-dessous). Les inquiétudes restent cependant importantes chez les sous-traitants. Ils sont en effet 800 à travailler sur le site de Hambach.

Pauline Ducamp, avec AFP