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Saint-Gobain confiant sur sa capacité à profiter de la transition écologique dans le bâtiment

Invité de BFM Business, Benoit Bazin, directeur général de Saint-Gobain, estime être le mieux placé pour accompagner les grands projets de rénovation en Europe et aux Etats-Unis.

Le bâtiment est la première source d'émissions de carbone dans le monde avec une part de 40% dans le monde. Et alors que de nombreux pays lancent des programmes de soutien à la rénovation thermique des bâtiments, Saint-Gobain, géant des matériaux pour le BTP, estime être le mieux placé pour accompagner et profiter de ce mouvement.

Le groupe, qui produit désormais 70% de matériaux éco-responsables, entend être un acteur de ce développement durable. "Nous voulons être le leader mondial de la construction durable", confirme ce vendredi sur le plateau de Good Morning Business, Benoit Bazin, directeur général de Saint-Gobain.

"On ne peut pas décarboner les économies si on ne traite pas la décarbonation des bâtiments et c'est ça la trajectoire de croissance de Saint-Gobain", poursuit le dirigeant.

Des prix en hausse de 8% au 3e trimestre

Et d'expliquer: "On voit le succès de Maprimerenov en France: 400.000 dossiers en dix mois, et la rénovation est forte aux Etats-Unis. Il y a également des standards du bâtiment qui montent en puissance, l'Union européenne demande un doublement du taux de rénovation, il faut aller aussi vers de nouveaux modes constructifs, plutôt à ossatures et entre les ossatures, on met beaucoup de produits de Saint-Gobain, c'est du vitrage, c'est des cloisons, et on peut baisser de 50% le poids des matériaux dans ce type de constructions. Donc beaucoup d'axes de croissance qui nous portent".

Autant d'éléments qui permettent au groupe de tabler sur une croissance prometteuse de 3 à 5% par an et une rentabilité en hausse de 3 points. "Je suis confiant sur la trajectoire de rentabilité", assure le responsable.

Reste la question de la hausse du coût des matières premières et donc des prix. Saint-Gobain a ainsi du augmenter au troisième trimestre ses prix de 8%. De quoi freiner ces ambitions?

"Nous n'avons pas arrêté de chantiers de construction, nous n'avons pas arrêté d'usines, nous avons été agiles. Apès, c'est vrai qu'il y a une inflation sur les matières premières, on fait le maximum pour anticiper, prévenir nos clients et les accompagner dans ces hausses. Je pense qu'on s'inscrit dans un univers d'inflation plus élevé que ce que nous avions connu jusqu'à présent", souligne Benoit Bazin.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business