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La plus longue pale d'éolienne du monde (107 mètres) sort de son usine de Cherbourg

Une pale géante d'éolienne de 107 mètres a fait sa première sortie publique à Cherbourg (Manche) où elle a été conçue par le groupe General Electric. Elle est destinée à une turbine offshore haute de 260 mètres, qui sera déployée aux Pays-Bas, près de Rotterdam.

Cette gigantesque pale d'éolienne offshore, plus longue (107 mètres) qu'un terrain de football, est sortie il y a quelques jours de l'usine française de General Electric Renewable Energy (énergie renouvelable) située à Cherbourg (Manche).

Sa première sortie hors de son hangar de production (filmée depuis un drone par GE) est le prélude à son expédition vers sa destination finale aux Pays-Bas où sera assemblé prochainement ce premier modèle baptisé Haliade-X d'une nouvelle génération d'éolienne offshore de très grande capacité.

Si les pales sont issues du site de Cherbourg, la nacelle est assemblée dans l'usine GE de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) tandis que son mât est produit en Espagne à Séville. Tous ces composants seront ensuite livrés séparément à Rotterdam où leur assemblage sera effectué.

Une éolienne capable d'alimenter 16.000 foyers

Une fois muni de ses deux pales géantes, le rotor affichera presque 220 mètres de diamètre, soit deux fois la longueur d’un terrain de football, et s’étirera sur 260 mètres de la base aux extrémités des pales. C’est presque trois fois la hauteur de la Statue de la Liberté à New York (93 m), mesurée du sol à la pointe de la torche du célèbre monument.

Une fois installée en mer, cette turbine pourra générer 12 mégawatts d'électricité, de quoi alimenter 16.000 foyers européens. Les ingénieurs de GE estiment qu’une seule des machines situées sur un site typique de la mer du Nord pourra produire 67 gigawatt/heure par an.

Son énorme rotor permet de capter plus de vent et d'augmenter à 63% (5 à 7 points de plus que la concurrence) le facteur de capacité. Ce paramètre correspond à la quantité d’énergie qu'une éolienne peut produire par an sur un site par rapport à l’énergie qu’elle pourrait générer si elle fonctionnait à pleine puissance tout le temps.

Frédéric Bergé