BFM Business

Bruno Lafont: "Lafarge ne quitte pas la France "

Bruno Lafont était l'invité de BFMBusiness ce mardi 6 mai

Bruno Lafont était l'invité de BFMBusiness ce mardi 6 mai - -

Le PDG de Lafarge était l'invité de BFMBusiness ce mardi 6 mai. Il est revenu sur la fusion de son groupe avec le suisse Holcim et a aussi évoqué le dossier Alstom.

Il s'agit de l'une des dernières publications de résultats de Lafarge avant sa fusion avec le suisse Holcim. Le cimentier français qui a ainsi présenté, ce mardi 6 mai, ses résultats trimestriels, a fait état d'un chiffre d'affaires en repli de 2% et d'une perte nette de 135 millions d'euros sur les trois premiers mois de l'année.

Invité ce même jour sur BFM Business, Bruno Lafont, le PDG de Lafarge est revenu sur ce grand projet de fusion. Il a rappelé que l'objectif est de "marier deux champions européens avec des complémentarités géographiques et de compétences qui sont très fortes" et ainsi "pouvoir traiter les enjeux de la construction".

A l'heure où le dossier Alstom fait les gros titres, Bruno Lafont a expliqué que, concernant l'accord de fusion avec Holcim, son groupe a prévenu les pouvoirs publics "lorsque nous pensions que c'était le bon moment. Et pour le faire, nous avons anticipé les réactions possibles".

Et ce n'est que à quatre jours de l'annonce "que nous avons commencé a élargir le cercle" des personnes au courant de l'accord. Ce qui n'a pas empêché les deux entreprises d'être débordées par les fuites."

"La contribution fiscale ne changera pas"

Bruno Lafont est ensuite revenu plus en détails sur la fusion avec Holcim. Bien que le siège de la nouvelle identité soit basé en Suisse, il a assuré que "Lafarge ne quitte pas la France". Pour lui le projet "fait gagner la France et l'Europe".

"Le siège sera basé en Suisse, mais les fonctions centrales seront partagées de manière équilibrée" car il s'agit "d'une fusion entre égaux". Il a ainsi précisé que "le centre de recherche actuel sera basé en France".

Il a assuré que "cette transaction est centrée sur la stratégie et le business". "Penser qu'un groupe mondial puisse être géré à un seul endroit est une idée obsolète aujourd'hui. Le patron est partout", a-t-il fait valoir. Et d'assurer que "la contribution fiscale (de Lafarge en France, ndlr) ne changera pas".

J.M.