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Après Lufthansa, British Airways condamne à son tour la dernière rangée de sièges de l'A320neo

Un Airbus A320neo

Un Airbus A320neo - Airbus

Après Lufhansa, British Airways a décidé de laisser vide la dernière rangée de passagers de l'A320neo sur recommandation de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA). En cause, le centre de gravité de l'avion dont le rééquilibrage est nécessaire pour corriger l'angle d'attaque de l'appareil dans certaines conditions de vol.

Faut-il interdire aux passagers la dernière rangée de sièges de l'A320neo, version récente du monocouloir (A320) à succès d'Airbus? C'est ce qu'ont décidé, temporairement, deux grandes compagnies aériennes européennes. Après Lufthansa, qui a placé un panneau "ne pas occuper" sur quatre des six places assises du fond (les deux autres étant réservées à l'équipage au cas où les strapontins ne fonctionneraient pas), c'est au tour de British Airways d'agir de la sorte, révèle le site headforpoint.com. Air France n'est pas concerné, n'ayant pas d'A320neo dans sa flotte.

En cause, le centre de gravité de l'avion qui souffrirait d'un léger déséquilibre devant être corrigé en allégeant le poids à l'arrière de la carlingue. Selon des consignes de navigabilité de l'Agence de sécurité aérienne de l'UE, publiées le 31 juillet dernier, des analyses et tests effectués en laboratoire sur le comportement en vol de l'A320neo ont révélé des problèmes potentiels lors de certaines manoeuvres comme le redressement rapide du nez de l'avion à la suite d'un atterrissage raté, se traduisant par "une efficacité réduite de la protection de l'angle d'attaque lorsque l'avion est réglé dans certaines configurations de vol."

L'agence européenne précise que "ces conditions n'ont jamais été rencontrées au cours des opérations de vol" et n'a d'ailleurs émis aucune instruction qui interdirait aux compagnies de faire voler les A320neo.

Pour remédier à cette situation potentiellement dangereuse l'agence européenne précise qu'Airbus, de sorte à rééquilibrer l'appareil, a modifié ses manuels de vol et certaines compagnies ont restreint "l'enveloppe du centre de gravité" de l'avion et ne proposent ainsi plus la dernière rangée de sièges à la vente aux passagers.

Frédéric Bergé