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Heuliez se donne "quelques jours" avant de déposer le bilan

Le conseil d'administration de l'équipementier automobile Heuliez, qui est à la recherche d'un investisseur, se donne quelques jours avant de décider d'un éventuel dépôt de bilan. Les actionnaires veulent examiner de plus près quelques offres récentes ava

Le conseil d'administration de l'équipementier automobile Heuliez, qui est à la recherche d'un investisseur, se donne quelques jours avant de décider d'un éventuel dépôt de bilan. Les actionnaires veulent examiner de plus près quelques offres récentes ava - -

Le conseil d'administration de l'équipementier automobile Heuliez, qui est à la recherche d'un investisseur, se donne quelques jours avant...

PARIS (Reuters) - Le conseil d'administration de l'équipementier automobile Heuliez, qui est à la recherche d'un investisseur, se donne quelques jours avant de décider d'un éventuel dépôt de bilan, annonce son mandataire.

Les actionnaires veulent examiner de plus près quelques offres récentes avant de décider de confier ou non leur sort à un tribunal de commerce qui, en cas de dépôt de bilan, serait seul habilité à choisir une solution de reprise.

"Les actionnaires ont décidé de se donner un dernier répit de quelques jours", a dit le mandataire Régis Valliot à des journalistes, après la réunion du conseil d'administration à Paris. "Quelques jours, c'est un délai raisonnable, pour autant que ce soit le dernier."

Le dossier de cette usine qui emploie 640 personnes à Cerizay (Deux-Sèvres) est devenu un symbole de la "croissance verte" puisqu'elle fonde son avenir sur le véhicule électrique.

Le gouvernement et la socialiste Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes où l'usine est située, s'affrontent pour sa relance sur le terrain des aides publiques.

Un éventuel redressement judiciaire permettrait de payer les fournisseurs et les salaires du personnel grâce aux assurances garanties des salaires (AGS) et de trouver un nouveau répit.

La société avait déjà été placée en redressement judiciaire il y a près d'un an, avant d'en sortir en raison d'un projet de reprise par le groupe Bernard Krief Consulting (BKC), désigné par le tribunal de commerce. Le projet avait finalement capoté mais BKC reste l'actionnaire principal.

L'investisseur turc Alphan Manas, candidat privilégié par le ministère de l'Industrie, a proposé de reprendre 15% de l'entreprise avec un apport de 10 millions d'euros, mais il faut d'autres partenaires.

Un fonds d'investissement américain et un autre fonds asiatique ont fait des propositions. L'avenir d'Heuliez dépend pour l'essentiel du développement de la Mia, un véhicule électrique présenté au dernier salon de Genève.

L'Etat a promis 10 millions d'euros via le Fonds stratégique d'investissement (FSI) et la région Poitou-Charentes s'est engagée à hauteur de cinq millions d'euros dans le cadre d'un pacte d'actionnaires.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse