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Fusion PSA-Fiat: Carlos Tavares met le turbo pour boucler le dossier

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Malgré la crise du coronavirus et ses conséquences économiques, le patron de PSA veut "accélérer le rythme" afin de finaliser au plus vite la fusion avec Fiat Chrysler Automobile. Annoncée pour fin octobre, l'opération est censée être finalisée au plus tard début 2021.

Les équipes impliquées dans le projet de fusion des constructeurs automobiles PSA et Fiat Chrysler "accélèrent le rythme" pour finaliser au plus tôt la transaction, a assuré le patron du groupe français, Carlos Tavares, dans une citation transmise à l'AFP.

Un montage financier remis en question?

La crise provoquée par l'épidémie de covid-19 et la chute des valorisations boursières du secteur automobile a fait naître des doutes sur le montage financier de l'opération qui doit donner naissance au numéro 4 mondial de l'automobile, abritant sous le même toit des marques emblématiques comme Peugeot, Citroën, Jeep, Alfa Romeo et Maserati.

"Le travail des équipes sur le projet de fusion est [un élément] clé pour les deux entreprises. Le plus tôt sera le mieux. Les groupes de travail maintiennent et même accélèrent le rythme sur le projet pendant cette crise, pour réaliser le closing", a déclaré Carlos Tavares lors du dernier comité de pilotage du projet le 31 mars, selon une citation rapportée jeudi par PSA à l'AFP.

La question des dividendes

Annoncée fin octobre, l'opération est censée être finalisée au plus tard début 2021. L'opération approuvée par les deux partenaires en décembre dernier prévoit notamment la distribution d'un dividende ordinaire de 1,1 milliard d'euros à leurs actionnaires respectifs pour 2019. Ce montant doit être approuvé lors de la prochaine assemblée générale qui a récemment été reportée au 25 juin.

"Les dividendes font partie du projet, donc il n'y a pas de remise en question du paiement de dividende. Je n'ai pas de signe qu'on soit en train de rouvrir les termes de l'accord, a déclaré à l'AFP un porte-parole de PSA. Les dividendes seront discutés lors de la prochaine assemblée générale", a-t-il ajouté.

Des sources travaillant sur la transaction ont récemment mis en doute la promesse de PSA et FCA de payer chacun le dividende de 1,1 milliard d'euros, estimant qu'ils devraient préserver leurs liquidités dans le contexte de crise économique mondiale et qu'ils étaient soumis à la vigilance des gouvernements appelés à la rescousse pour relancer le marché automobile avec de l'argent public.

J.B. avec AFP