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Les députés vont enquêter sur les coûts du nucléaire

En prévision des débats sur la transition énergétique, les Ecologistes de l'Assemblée ont réclamé et obtenu la création d'une commission d'enquête sur les coûts du nucléaire. Ici, la centrale du Tricastin.

En prévision des débats sur la transition énergétique, les Ecologistes de l'Assemblée ont réclamé et obtenu la création d'une commission d'enquête sur les coûts du nucléaire. Ici, la centrale du Tricastin. - -

L'Assemblée nationale a donné son feu-vert, ce mercredi 11 décembre, à la création d'une commission d'enquête sur les coûts de la filière nucléaire, répondant favorablement à une demande des écologistes.

Le business de l'atome en France va être passé au crible. L'Assemblée nationale a voté mercredi 11 décembre la création d'une commission d'enquête "relative aux coûts de la filière nucléaire, à la durée d'exploitation des réacteurs et à divers aspects économiques et financiers de la production et de la commercialisation de l'électricité nucléaire".

La demande avait été formulée par le groupe écologiste, qui la jugeait nécessaire pour préparer les débats sur la loi sur la transition énergétique qui doivent commencer en 2014. Chaque groupe politique à l'Assemblée, minoritaire ou de l'opposition, a l'opportunité de réclamer, une fois par an, la création d'une commission d'enquête.

Le coût d'un accident et du démantèlement étudié

Forte de trente députés au maximum, désignés proportionnellement à la taille de leur groupe parlementaire, elle dispose de six mois au plus pour auditionner les parties prenantes, leur réclamer des pièces et se rendre sur les lieux concernés.

Le député écologiste Denis Baupin a expliqué vouloir par cette commission "éclairer sur les enjeux de cette loi" à venir sur la transition énergétique. Selon lui, les nombreux rapports déjà rédigés sur ce sujet comportent des "incertitudes". En particulier sur le coût des accidents nucléaires, du démantèlement des installations ou de la gestion des déchets.

Aucun député n'a voté contre sa création. Mais l'UDI et l'UMP, réticents, avaient indiqué leur intention de s'abstenir ou de ne pas soutenir la résolution. Le député UMP Bernard Accoyer a d'ailleurs fait part de son inquiétude de voir ladite commission produire "un rapport à charge" sur un "fleuron" national. Son homologue de l'UDI Franck Reynier a pour sa part jugé qu'"un sujet aussi déterminant mérite bien mieux qu'un débat stérile" entre pro et anti-nucléaire.

N.G. avec agences