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Le futur du nucléaire français ne passera "pas nécessairement" par des EPR

Interrogée sur le plateau de Good Morning Business, la secrétaire d'Etat à l'Economie Agnès Pannier-Runacher est revenue sur les ambitions énergétiques de la France. Si le nucléaire ne sera pas exclu du mix énergétique, "ce qu'on regarde, ce n'est pas nécessairement des EPR, ce sont des centrales qui peuvent être de taille plus modeste" souligne-t-elle.

Quel avenir pour l'EPR, fleuron très coûteux du nucléaire français ? Entre les déboires de Flamanville et la poussée verte aux dernières élections municipales et européennes, le gouvernement temporise. En janvier dernier, la ministre de la Transition énergétique, Elisabeth Borne reportait à 2022 (soit la date de finalisation de Flamanville) toute décision sur la construction de nouvelles centrales EPR.

Un sujet très sensible pour le gouvernement qui marche sur des oeufs. "La chance de la France, c'est d'avoir une énergie décarbonée : le nucléaire et l'hydraulique" explique sur le plateau de Good Morning Business ce mardi la secrétaire d'Etat à l'Economie Agnès Pannier-Runacher. "L'enjeu, c'est de ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier. Ce que nous faisons, c'est que nous arrêtons certaines tranches du nucléaire" comme Fessenheim. "En revanche, on développe des énergies renouvelables. Et pivoter sur les énergies renouvelables, c'est aussi un enjeu économique."

L'EPR sera-t-il la solution ?

"Le nucléaire, on ne l'exclut pas de notre mix énergétique, loin de là" assure-t-elle. "Ce qu'on essaye de faire, c'est de pondérer la part des énergies renouvelables et la part du nucléaire." L'EPR sera-t-il la solution ?

"Ce qu'on regarde, ce n'est pas nécessairement des EPR, ce sont des centrales qui peuvent être de taille plus modeste, qui répondent à nos besoins d'avoir une base installée (…) et d'avoir de technologies qui sont plus efficientes. L'EPR, aujourd'hui, a un bilan contrasté pour le moins, en termes d'économie", tranche Agnès Pannier-Runacher.

"Regardons de nouvelles technologies" poursuit-elle. "C'est un des sujets sur lesquels le président de la République souhaite avoir des réponses dans l'année qui vient."

Thomas Leroy