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La start-up créatrice de "l’arbre à vent" met la clé sous la porte

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Un temps présidée par l'ex-ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, la société bretonne NewWind, spécialisée dans le petit éolien, va cesser ses activités.

"L'arbre à vent" ne peuplera pas les centres villes. Le tribunal de commerce de Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) vient de placer la société NewWind, à l'origine de ce concept de mini-éoliennes, en liquidation judiciaire.

En décembre 2016, une procédure de redressement judiciaire avait été ouverte pour une durée de six mois, renouvelable deux fois. Mais cette procédure a été "convertie en liquidation judiciaire" le 8 mars dernier "à la demande de l’administrateur judiciaire et du dirigeant, avec un avis favorable du parquet" précise le tribunal de commerce. Cette mesure a été prise "faute de trésorerie permettant de régler les salaires en cours" de la dizaine d'employés de l'entreprise. 

L'ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg avait pris une participation à titre personnel à l'automne 2015, à hauteur de 56.000 euros dans l'entreprise. Il avait également assuré la présidence du conseil de surveillance de NewWind jusqu'à l'automne 2016, avant de se présenter à la primaire de la gauche en vue de l'élection présidentielle.

L’arbre à vent, un "concept séduisant"

"L'Arbre à vent" semblait promis à un bel avenir et ses promoteurs tablaient sur une multiplication des commandes pour abaisser les coûts de fabrication et le rendre davantage accessible au grand public. Mais les investissements n'ont pas suivi assez rapidement pour franchir ce cap délicat.

Cette invention se présentait sous la forme d'un arbre stylisé au tronc d'acier d'une dizaine de mètres de haut, équipé d’une centaine de feuilles en plastique vert fonctionnant comme autant de mini-éoliennes silencieuses. Le concept jugé très séduisant par de nombreux observateurs faisait le pari d’intégrer le petit éolien dans des villes, malgré sa modeste production d'énergie. 

A.M. avec AFP