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Face au changement climatique, la Californie durcit sa législation

Capitole de Californie à Sacramento

Capitole de Californie à Sacramento - Allie_Caulfield - Flickr - CC

Territoire le plus peuplé des Etats-Unis, la Californie ne compte pas subir les effets du réchauffement planétaire sans rien faire.

Jerry Brown en est conscient, le changement climatique "n’est pas un canular". Alors que l’Etat qu’il administre connaît de plus en plus de phénomènes climatiques violents (sécheresses, incendies …), le gouverneur de Californie tente par tous les moyens dont il dispose d’en limiter les effets à plus long terme. Plus tôt dans l’année, la Californie avait d'ailleurs émis une directive visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici à 2030. Avec l'adoption de ces nouvelles mesures, l'état de la côte ouest est désormais désigné comme "l’un des territoires les plus progressistes" en matière de législation sur le climat aux Etats-Unis.

Concrètement, à l’horizon 2030, la moitié du courant produit en Californie devra être issue de sources d’énergie renouvelables et les bâtiments devront être deux fois plus économes en énergie qu’actuellement. Enfin, Jerry Brown souhaite "protéger les populations les plus vulnérables" en leur offrant un accès plus aisé à l’énergie solaire.

Un lobby pétrolier encore influent 

Dans l’ensemble, la classe politique locale s’est félicitée de l’adoption de telles mesures qui "montrent au monde la façon" dont la transition énergétique peut être menée. Cependant pour les défenseurs de l'environnement, à l'image de l'ONG Greenpeace, les pressions exercées par les grandes compagnies pétrolières sont encore trop fortes. 

Alors que le texte initial comprenait des mesures visant à réduire de 50% la consommation d'essence ou de diesel dans l'automobile, à rendre le fioul domestique moins polluant et à réduire les émissions de méthane générées par l'extraction pétrolière, le sénateur Kevin de Leon a admis que les parlementaires avaient dû "amender la loi et retirer la section sur les produits pétroliers" car "aucune entreprise n'a envie de voir son activité coupée de moitié". 

A.M. avec AFP