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EDF prépare un plan d'économies de plusieurs milliards d'euros

EDF avance en Bourse depuis le début de l'année

EDF avance en Bourse depuis le début de l'année - AFP

Selon les informations du Monde, l'énergéticien a lancé en interne un plan "Mimosa", censé compenser les pertes causées par la crise du Covid-19. Plusieurs options sont sur la table, du gel des embauches à la cession d'actifs…

Au tour d'EDF de se mettre au régime sec. Selon les informations du Monde, le groupe prépare un vaste plan d'économies de 2 à 3 milliards d'euros sur trois ans, afin de compenser les importantes pertes liées à la crise du Covid-19.

Baptisé "Mimosa", ce plan est encore une ébauche et de nombreuses options sont sur la table pour parvenir à l'objectif final: des cessions d'actifs, jusqu'au gel des embauches, tout en réduisant la voilure budgétaire de façon aussi large que possible. Surtout, le groupe de Jean-Bernard Lévy a l'intention de baisser drastiquement ses investissements.

La dette explose

"Nous ne renoncerons à rien d’essentiel, mais, dans quelques cas, nous retarderons certaines dépenses, nous étudierons certains actifs du groupe si c’est nécessaire, et nous serons très attentifs à ce qui n’est pas immédiatement indispensable" assurait pourtant le patron dans le journal interne à l'entreprise, le 3 juillet dernier.

Une chose semble sûre : EDF veut réagir rapidement et avec force. Le confinement a été une catastrophe pour l'énergéticien qui a vu ses revenus fondre. "Sans action correctrice", sa dette devrait atteindre 20 milliards d'euros d'ici à 2022, soit une hausse supplémentaire de 5 milliards d'euros de plus que prévu, comme l'indiquent des documents internes consultés par Le Monde. Le confinement aura aussi un impact sur le calendrier de maintenance du parc nucléaire, qui entraînera une hausse de la production dans les trois années à venir.

La direction confirme

Enfin, EDF se débat encore avec les retards des EPR de Flamanville (Manche) et d’Hinkley Point (sud-ouest de l’Angleterre) tandis que l'autorité de régulation du nucléaire contraint le groupe à vendre son énergie à prix fixe à ses concurrents.

Contactée par Reuters, la direction a confirmé l'existence du plan d'économies, sans pour autant en définir les contours.

Thomas Leroy