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Cette lycéenne sud-africaine a trouvé une recette inédite contre la sécheresse

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Sélectionnée dans le cadre du concours des meilleures inventions, Kiara Nirghin a découvert une solution naturelle permettant d’alimenter les sols en eau. Un produit miracle à base d'écorce d'orange et de peau d'avocat.

"Les cultures n’auront plus jamais soif." Alors que l’Afrique du Sud connaît régulièrement des vagues de sécheresse, entraînant des périodes de famine en raison de la perte des cultures et du bétail, Kiara Nirhgin s’est jurée de trouver une solution pour en limiter les effets sur la population.

Les conséquences de la dernière vague de chaleur survenue en janvier 2016 ont achevé de convaincre la jeune lycéenne de Johannesburg. À seulement 16 ans, elle s’est donc mise à chercher une solution naturelle permettant d’alimenter les sols en eau. Sans que les fortes températures n’entraînent l’évaporation du précieux liquide.

Passionnée de science, elle s’est intéressée à la constitution des polymères chimiques, capables de retenir l’eau. Après en avoir étudié leur composition, la jeune femme s’est mise en quête de produits naturels dotés de propriétés chimiques similaires. Au terme de nombreux essais infructueux, Kiara Kiara Nirhgin est parvenue à mettre au point d’étonnants polymères ultra-absorbants. Biodégradables et peu coûteux, ils sont le fruit d’une inédite réaction entre des écorces d’orange et de l’huile d’avocat, comme le montre la vidéo ci-dessous.

Google l'accompagne désormais dans son projet 

Après avoir mis au point ce polymère biodégradable, Kiara Nirhgin a décidé de présenter sa candidature au concours Google Science Field. Un concours scientifique et technologique en ligne qui rassemble des jeunes de 13 à 18 ans du monde entier. Le jury de l'entreprise américaine a repéré son projet et au terme de la première phase du concours, la jeune femme a été désignée lauréate de la catégorie Afrique / Moyen-Orient. 

Désormais, un expert désigné par la firme de Mountain View (Californie) va se pencher sur le produit fabriqué par la lycéenne et l'accompagner vers une mise en production à plus grande échelle. L'idée étant de vérifier ses propriétés en conditions réelles et donc savoir si le produit est viable. Si c'est le cas, Google pourrait alors lui remettre en septembre le grand prix de ce concours. Une enveloppe de 50.000 dollars qui lui permettrait alors de poursuivre des études au plus haut niveau. 

Si Kiara Nirhgin ne sait pas encore vers quelle voie se diriger, elle a déjà annoncé qu'elle ne souhaitait pas devenir chimiste. Elle émet le voeu de travailler dans le domaine de la santé ou de l'ingénierie afin de "faire quelque chose qui puisse changer le monde."

Antonin Moriscot Journaliste BFMTV